Erreurs de diagnostic, défauts de communication, événements chirurgicaux, infections associées aux soins, erreurs de prescription, interactions et effets indésirables : un dossier T1T sur la sécurité des soins et la iatrogénie médicamenteuse.
L’OMS indique qu’un préjudice lié aux médicaments touche environ un patient sur 30 dans le cadre des soins ; plus d’un quart est décrit comme grave ou engageant le pronostic vital.
Près de la moitié du dommage évitable dans les soins est lié aux médicaments selon l’OMS.
Pour la Journée mondiale de la sécurité des patients 2024, l’OMS indiquait que les erreurs de diagnostic représentent 16 % des préjudices évitables.
Absence, retard, erreur ou mauvaise communication du diagnostic ; résultat anormal non suivi.
Préparation, geste, surveillance, coordination ou suivi inadéquats.
Informations perdues, résultats non transmis, rupture du suivi ou mauvaise identification.
Une association est étayée par essais, études observationnelles, mécanismes cohérents et/ou décisions réglementaires.
Un nombre ou un type inhabituel de signalements déclenche une analyse. Un signal ne prouve pas à lui seul une causalité.
Essentielle pour détecter des problèmes, mais insuffisante seule pour mesurer fréquence, cause ou risque absolu.
L’ISMP définit les médicaments « high-alert » comme ceux pour lesquels une erreur a un risque accru d’entraîner un dommage important. Cela ne signifie pas qu’ils sont « mauvais » ni que les erreurs y sont plus fréquentes.
Saignement ou thrombose en cas d’erreur de dose, interaction ou surveillance inadéquate.
Hypoglycémie ou hyperglycémie grave si confusion d’unité, de concentration, de produit ou de moment d’administration.
Dépression respiratoire, sédation excessive et interactions avec d’autres dépresseurs du système nerveux central.
Risque majeur de confusion de fréquence dans certains usages non oncologiques.
Marge thérapeutique étroite, schémas complexes et conséquences potentiellement graves d’une erreur.
Produits injectables nécessitant stockage, préparation et administration hautement sécurisés.
L’Agence européenne des médicaments a restreint l’usage des fluoroquinolones systémiques/inhalées après l’évaluation d’effets indésirables rares mais pouvant être durables, invalidants et potentiellement irréversibles, touchant notamment tendons, muscles, articulations et système nerveux.
Le dossier T1T met en regard les décisions de l’EMA, la pharmacovigilance et l’enquête journalistique de Le Média publiée le 29 janvier 2026.
Le fait qu’un médicament présente un risque grave connu ne signifie pas que son rapport bénéfice/risque est défavorable pour toutes ses indications ou tous les patients. La question est : pour qui, dans quelle indication, à quelle dose, pendant combien de temps et avec quelle surveillance ?
En cas d’urgence médicale : 144. En cas de suspicion d’intoxication : 145 (Tox Info Suisse).
Documenter le médicament, dose, dates et symptômes ; contacter médecin ou pharmacien ; signaler l’effet suspect à Swissmedic si pertinent.