Médicaments · erreurs & iatrogénie → Erreurs médicamenteuses
Prévenir l’évitable

L’erreur médicamenteuse n’est pas un « effet secondaire ».

C’est un événement évitable lié au circuit du médicament. Elle peut concerner la décision de prescrire, la préparation, la délivrance, l’administration, le suivi ou la transmission d’information.

Sept formes fréquentes d’erreur

Indication

Traitement non indiqué, indication dépassée ou traitement utile omis.

Dose

Dose trop forte/faible, non adaptée au poids, à l’âge, à la fonction rénale ou hépatique.

Interaction

Médicament–médicament, médicament–alcool, médicament–aliment ou interaction avec une maladie.

Identité

Confusion entre patients, noms proches, emballages proches ou concentrations différentes.

Voie & horaire

Mauvaise voie, fréquence, durée, vitesse de perfusion ou moment d’administration.

Suivi

Examen clinique, dosage sanguin ou contrôle biologique nécessaire mais absent ou tardif.

Transition

Doublon, omission ou ancienne ordonnance poursuivie après hospitalisation ou changement de prescripteur.

Pourquoi les erreurs arrivent

Les erreurs ne se réduisent pas à « quelqu’un s’est trompé ». L’OMS insiste sur les facteurs systémiques : charge de travail, fatigue, environnement, défaut de communication, processus complexes et transitions de soins. Les barrières utiles combinent standardisation, information, outils numériques correctement conçus, vérifications ciblées et implication du patient.

Question utile au comptoir ou en consultation : « À quoi sert ce médicament, à quelle dose, pendant combien de temps, quels signes doivent me faire recontacter un professionnel, et avec quoi ne dois-je pas l’associer ? »