La fabrication de Mjöllnir
Comment une mauvaise plaisanterie de Loki produit les trésors des dieux.
Les cheveux de Sif
Loki coupe les cheveux de Sif. Thor menace de le tuer ; Loki promet de faire fabriquer une chevelure d’or par les nains.
Une compétition d’artisans
Loki provoque ensuite une compétition entre deux groupes de forgerons nains. De cette rivalité sortent plusieurs des grands objets divins.
Les trésors
Gungnir, l’anneau Draupnir, le navire Skíðblaðnir, le sanglier Gullinbursti et enfin Mjöllnir sont produits.
Le manche trop court
Une intervention de Loki perturbe la forge de Mjöllnir, expliquant son manche plus court. Malgré ce défaut, les dieux jugent le marteau indispensable.
Objet protecteur
Mjöllnir n’est pas seulement une arme ; dans plusieurs récits, il sert aussi à consacrer ou bénir.
Pourquoi Mjöllnir devient-il si important ?
Le marteau protège les dieux, consacre et détruit. Cette combinaison explique probablement une partie de sa puissance symbolique dans la culture matérielle de la fin de l’époque viking.
Le marteau au-delà du mythe
Les pendentifs en forme de Mjöllnir montrent que l’objet n’est pas resté une arme littéraire : il devient aussi signe porté sur le corps et déposé dans certains contextes funéraires.
Approfondir Mjöllnir
Un objet à plusieurs fonctions
Mjöllnir frappe, protège et consacre. Le récit de Þrymskviða l’emploie même dans un cadre nuptial, ce qui rappelle que sa valeur ne se limite pas à l’arme de guerre.
Archéologie
Les marteaux portés en pendentifs et les anneaux à petits marteaux fournissent une documentation matérielle indépendante des récits. Leur fonction exacte varie probablement selon contexte funéraire, habitat et période.
Christianisation
Certains marteaux apparaissent à une époque où la croix chrétienne devient elle aussi visible. Les deux symboles peuvent parfois fonctionner dans un paysage religieux de concurrence ou d’hybridité.
Références et travaux
Les références ci-dessous permettent de distinguer les textes médiévaux, l’archéologie et les interprétations modernes.