Rígsþula
Un dieu nommé Rígr visite trois foyers et fonde symboliquement des groupes sociaux.
Trois maisons
Rígr visite successivement trois couples appartenant à des milieux très différents. Après chaque séjour, un enfant naît et devient l’ancêtre d’un groupe social distinct.
Þræll, Karl et Jarl
Les trois lignées correspondent schématiquement aux esclaves ou dépendants, aux hommes libres et aux élites guerrières. Le poème transforme ainsi la hiérarchie sociale en généalogie mythique.
Rígr et Heimdallr
Une tradition associe Rígr à Heimdallr, ce qui ferait du gardien des dieux un fondateur de l’ordre humain. Cette identification est importante mais doit rester distinguée du contenu direct du poème.
Un texte social autant que mythologique
Rígsþula montre que les croyances nordiques ne se limitent pas au cosmos : elles peuvent aussi donner une forme mythique aux différences de statut, à l’éducation et au pouvoir.
Contexte de lecture
Mythologie sociale
Le poème ne décrit pas sociologiquement toute la Scandinavie. Il met en récit une hiérarchie en lui donnant une généalogie divine.
Heimdallr/Rígr
L’identification entre Rígr et Heimdallr est traditionnelle mais ne doit pas effacer la spécificité du poème ni les incertitudes de transmission.
Références et travaux
Les références ci-dessous permettent de distinguer les textes médiévaux, l’archéologie et les interprétations modernes.