Gylfaginning
La grande synthèse mythologique de Snorri : création, dieux, mythes et Ragnarök.
Une partie de l’Edda de Snorri
Gylfaginning n’appartient pas à l’Edda poétique. C’est la seconde grande partie de l’Edda en prose de Snorri Sturluson, composée au XIIIe siècle dans un contexte chrétien.
Un roi qui questionne
Le roi Gylfi, sous le nom de Gangleri, rencontre trois figures appelées Hár, Jafnhár et Þriði. Il leur pose des questions sur l’origine du monde, les dieux et la fin des temps.
Une immense synthèse
Snorri y organise des traditions provenant de poèmes eddiques, de poésie scaldique et d’autres récits. Ymir, Yggdrasil, Thor, Loki, Baldr, Fenrir et Ragnarök y reçoivent une forme narrative particulièrement cohérente.
Pourquoi Snorri est indispensable
Sans lui, de nombreux mythes seraient presque impossibles à reconstruire. Mais cette richesse est aussi un danger : la cohérence de Gylfaginning peut donner l’impression qu’il existait un système religieux unique et parfaitement organisé.
Le bon manuscrit
Les références à Gylfaginning doivent renvoyer aux manuscrits de l’Edda de Snorri, et non au Codex Regius de l’Edda poétique. La page T-1-T corrige désormais cette distinction.
Contexte de lecture
Une synthèse chrétienne savante
Snorri écrit après la conversion et dans le cadre d’un manuel de poésie. Son immense valeur vient de sa capacité à organiser les allusions anciennes ; sa cohérence ne prouve pas qu’un système identique existait partout avant la conversion.
Comparer les sources
Chaque fois que possible, Gylfaginning doit être lu avec les poèmes cités ou parallèles. Cela permet de distinguer les matériaux hérités de la mise en ordre de Snorri.
Références et travaux
Les références ci-dessous permettent de distinguer les textes médiévaux, l’archéologie et les interprétations modernes.