T-1-T Langages inconnus
Vue transversale

Chronologie mondiale

Des premières écritures du IVe millénaire av. J.-C. aux systèmes documentés à l’époque contemporaine.

Écriture lisible, langue obscure

Étéochypriote

Ier millénaire av. J.-C. · Chypre

Le syllabaire chypriote est lisible, mais la langue étéochypriote elle-même reste peu comprise.

Écriture lisible, langue obscure

Étéocrétois

VIIe–IIIe s. av. J.-C. · Crète orientale

Les textes utilisent l’alphabet grec, mais la langue n’est pas du grec et reste sans affiliation démontrée.

Écriture déchiffrée, langue partiellement comprise

Méroïtique

IIIe s. av. J.-C.–Ve s. apr. J.-C. · Soudan / Nubie

On sait lire phonétiquement l’écriture, mais une partie importante du lexique et de la grammaire demeure obscure.

Statut discuté / non déchiffré

Signes Ba–Shu

Ve–IVe s. av. J.-C. · Sichuan, Chine

Ensembles de signes sur bronzes et armes dont le statut comme véritable écriture linguistique reste discuté.

Partiellement lisible, langue inconnue

Écriture du Sud-Ouest ibérique

Ier millénaire av. J.-C. · Espagne / Portugal

Le système graphique est partiellement analysable, mais la langue reste obscure et l’hypothèse celtique est contestée.

Écriture lisible, langue obscure

Ibère

Ier millénaire av. J.-C. · Péninsule Ibérique méditerranéenne

Les écritures ibériques peuvent être lues phonétiquement en grande partie, mais le sens de la langue reste largement inaccessible.

Écriture lisible, langue largement impénétrable

Picène du Nord

Ier millénaire av. J.-C. · Italie centrale

Le petit corpus peut être translittéré, mais la langue ne se laisse pas interpréter avec sécurité.

Déchiffrement proposé mais contesté

Écriture isthmique / épi-olmèque

fin Ier millénaire av. J.-C.–début ère commune · Isthme de Tehuantepec, Mexique

Une lecture systématique a été proposée, mais sa validation sur d’autres textes a été contestée.

Partiellement comprise

Écriture zapotèque ancienne

Ier millénaire av. J.-C. et après · Oaxaca, Mexique

Calendriers et certains noms sont compris, mais des textes majeurs restent non déchiffrés.

Proto-écriture / symboles, pas écriture démontrée

Signes de Jiahu

VIIe millénaire av. J.-C. · Henan, Chine

Signes néolithiques anciens, importants pour l’histoire des symboles mais insuffisants pour démontrer une écriture linguistique.

Écriture non entièrement déchiffrée

Sidétique

Ve–IIe s. av. J.-C. · Side et Pamphylie, Anatolie méridionale

Alphabet attesté sur monnaies et inscriptions. Unicode 17 note explicitement que l’écriture n’est pas entièrement déchiffrée, même si la valeur de la plupart des lettres fait l’objet d’un consensus.

Langue non déchiffrée

Camunien

Ier millénaire av. J.-C. · Val Camonica et Alpes centrales, Italie

Les inscriptions utilisent une variante nord-italique bien reconnaissable, mais la langue camunienne n’a toujours pas été déchiffrée ni reliée de façon convaincante aux langues voisines.

Système déchiffré, nombreux caractères encore non identifiés

Graphies non déchiffrées des os oraculaires Shang

env. XIIIe–XIe s. av. J.-C. · Anyang et Chine du Nord

L’écriture oraculaire est une écriture chinoise reconnue, mais sur plus de 4 500 graphies répertoriées, une grande partie reste non déchiffrée; une synthèse scientifique cite environ 1 200 caractères identifiés.

Écriture déchiffrée, signes résiduels non lus

Signes non déchiffrés du linéaire B

IIe millénaire av. J.-C. · Crète et Grèce mycénienne

Le linéaire B est déchiffré depuis les années 1950, mais certains signes rares restent sans valeur sûre, principalement faute d’occurrences suffisantes.

Partiellement déchiffré

Proto-sinaïtique

env. XIXe–XVIe s. av. J.-C. · Sinaï, Égypte

Les inscriptions de Serabit el-Khadim ont joué un rôle central dans l’histoire de l’alphabet. Certaines valeurs sont largement admises, mais de nombreuses séquences restent débattues.

Écriture lisible, langue partiellement comprise

Lemnien

VIe s. av. J.-C. · Lemnos, mer Égée

Deux inscriptions principales montrent une langue étroitement apparentée à l’étrusque. L’alphabet se lit, mais le corpus minuscule limite fortement la compréhension.

Écriture lisible, langue partiellement comprise

Rhétique

Ier millénaire av. J.-C. · Alpes centrales

Plusieurs centaines d’inscriptions sont lisibles dans des alphabets nord-italiques, mais le vocabulaire et la grammaire restent fragmentaires.

Langue très fragmentaire

Sicule

VIe–IVe s. av. J.-C. · Sicile orientale

Moins de trente inscriptions pré-grecques sont attribuées au sicule. Quelques formes sont interprétables, mais l’ensemble reste très lacunaire.

Écriture lisible, langue mal comprise

Élyme

VIe–IVe s. av. J.-C. · Sicile occidentale

Les inscriptions utilisent l’alphabet grec, mais la langue élyme reste fragmentaire et son affiliation demeure débattue.

Langue lisible mais très fragmentaire

Lusitanien

IIe s. av.–IIe s. apr. J.-C. · Portugal et Espagne occidentale

Quelques inscriptions religieuses en alphabet latin permettent une lecture phonétique, mais le petit corpus empêche une compréhension complète de la langue.

Langue partiellement comprise

Messapique

VIe–IIe s. av. J.-C. · Pouilles, Italie

Environ 600 inscriptions sont connues. L’alphabet est lisible et certains textes sont compris, mais de nombreux mots, formes et textes longs restent obscurs.

Écriture lisible, langue encore incomplètement comprise

Étrusque

env. VIIe s. av. J.-C.–Ier s. apr. J.-C. · Italie centrale, Étrurie

L’alphabet étrusque se lit aisément, mais la compréhension de la langue reste limitée malgré environ neuf mille inscriptions, en grande partie très courtes et répétitives.

Langue seulement partiellement déchiffrée

Hattique

fin IIIe–milieu IIe millénaire av. J.-C. · Anatolie centrale

Préservé par les Hittites dans des textes cultuels cunéiformes, le hattique n’a jamais été écrit directement par ses locuteurs. Quelques bilingues permettent une compréhension partielle, mais lexique, grammaire et affiliation restent largement ouverts.

Langue résiduelle presque perdue

Kassite

IIe millénaire av. J.-C. · Babylonie et Zagros

Aucun texte continu en kassite n’est connu. La langue survit surtout dans des noms propres, des noms divins et quelques mots, ce qui rend toute reconstruction très incertaine.

Langue nouvellement identifiée, compréhension préliminaire

Kalašma / Kalasmaïque

XIIIe s. av. J.-C. · Anatolie du Nord-Ouest, Turquie

Découverte en 2023 dans une tablette de Hattuša, cette langue jusque-là inconnue est enregistrée dans l’écriture cunéiforme hittite. Son premier texte permet seulement une compréhension préliminaire.

Écriture lisible, langue encore en cours d’analyse

Dadanitique

seconde moitié du Ier millénaire av. J.-C. · Al-ʿUlā, Arabie saoudite

Le corpus est vaste et l’alphabet bien identifié, mais de nouveaux textes continuent de révéler des traits grammaticaux et lexicaux inconnus. La langue reste moins bien comprise que les grands corpus sémitiques voisins.

Partiellement compris

Proto-cunéiforme

env. 3350–3000 av. J.-C. · Mésopotamie, surtout Uruk (Irak)

Le plus ancien stade mésopotamien de l’écriture comporte environ 800 signes; beaucoup restent mal compris et plus de la moitié de leurs référents iconiques sont contestés ou non identifiés.

Très partiellement déchiffré

Proto-élamite

env. 3300–2900 av. J.-C. · Iran

L’un des plus anciens systèmes d’écriture connus. Les nombres et des structures administratives sont analysables, mais la lecture linguistique reste très limitée.

Non déchiffré

Écriture de l’Indus

env. 2600–1900 av. J.-C. · Pakistan / nord-ouest de l’Inde

Des milliers d’inscriptions, le plus souvent très courtes, sans lecture consensuelle ni bilingue connu.

Déchiffrement majeur proposé; consolidation en cours

Élamite linéaire

env. 2300–1880 av. J.-C. · Iran méridional

Un déchiffrement systématique a été publié en 2022; de nombreuses valeurs ont progressé, mais des questions et critiques subsistent.

Non déchiffré

Hiéroglyphique crétois

env. 2000–1600 av. J.-C. · Crète

Système égéen antérieur ou parallèle au linéaire A, connu par un corpus limité et encore non lu.

Alphabet ancien partiellement interprété

Inscriptions de Wadi el-Hol

env. 1900–1800 av. J.-C. · Haute-Égypte

Deux inscriptions très anciennes qui témoignent d’un stade précoce de l’alphabet. Plusieurs lectures ont été proposées, mais l’interprétation complète reste discutée.

Non déchiffré

Linéaire A

env. 1800–1450 av. J.-C. · Crète / Égée

Une partie des signes ressemble au linéaire B, mais la langue minoenne reste non comprise et aucune traduction générale n’est acceptée.

Non déchiffré

Cypro-minoen

env. 1650–1050 av. J.-C. · Chypre

Écriture syllabique de l’âge du Bronze chypriote, apparentée aux systèmes égéens mais encore sans déchiffrement accepté.

Non déchiffré / statut discuté

Bloc de Cascajal

env. 1000–900 av. J.-C. · Veracruz, Mexique

Possiblement l’un des plus anciens témoignages d’écriture mésoaméricaine, mais sur un artefact unique sans texte parallèle.

Statut et corpus discutés

Traditions glyphiques olmèques

env. 1000–400 av. J.-C. · Veracruz et Tabasco, Mexique

Au-delà du bloc de Cascajal, plusieurs monuments portent des signes ou possibles glyphes. Leur statut comme système d’écriture cohérent et leur relation aux écritures ultérieures restent débattus.

Système de notation partiellement décodé

Khipus andins

Wari puis Inka; env. 600–1530 apr. J.-C. · Andes centrales, surtout Pérou

Les valeurs numériques sont comprises depuis longtemps et certaines propriétés structurales ont été décodées, mais la question des informations narratives ou phonétiques demeure largement ouverte.

Non déchiffré

Écriture épiclassique du Mexique central

env. 650–1000 apr. J.-C. · Xochicalco, Cacaxtla et Mexique central

Le système hiéroglyphique épiclassique reste explicitement non déchiffré. Son corpus est limité par la courte durée historique de cette tradition.

Objet unique non déchiffré

Disque de Phaistos

âge du Bronze égéen · Crète

Un texte estampé en spirale sur un objet unique. L’absence de corpus parallèle rend tout déchiffrement extrêmement sous-contraint.

Partiellement compris

Libyco-berbère ancien

Antiquité · Maghreb / Sahara

Des valeurs sont connues grâce aux comparaisons et aux bilingues, mais beaucoup d’inscriptions et variantes restent difficiles à interpréter.

Partiellement déchiffré

Thamudic D

Antiquité préislamique · Arabie du Nord

Un travail de 2025 a identifié de nouveaux glyphes et valeurs phonémiques, illustrant un déchiffrement encore actif.

Partiellement déchiffré

Grande écriture khitane

Xe–XIIIe siècles · Nord de la Chine

De nombreux caractères et passages restent non compris malgré un corpus épigraphique important.

Partiellement déchiffré

Petite écriture khitane

Xe–XIIIe siècles · Nord de la Chine

Mieux comprise que la grande écriture khitane, mais de nombreux graphèmes et valeurs restent inconnus.

Partiellement lu, texte non résolu

Pierre de Singapour

Xe–XIVe siècles · Singapour

Un fragment d’une inscription monumentale détruite au XIXe siècle. Le texte conservé n’a jamais été intégralement lu.

Déchiffrement partiel en évolution

Écriture Kushan / Issyk

Antiquité · Afghanistan / Tadjikistan / Asie centrale

Un dossier très dynamique depuis 2023, avec de nouvelles lectures et révisions jusqu’en 2026.

Non déchiffré

Rongorongo

XVIIIe–XIXe siècles (tablettes conservées) · Rapa Nui

Petit corpus de tablettes gravées, sans clé ni bilingue; aucun déchiffrement accepté.

Texte non déchiffré

Manuscrit de Voynich

XVe–XVIe siècle · Europe centrale, provenance incertaine

Un codex illustré complet dont le texte n’a pas de lecture linguistique ou cryptographique acceptée.

Statut d’écriture contesté

Tărtăria / signes de Vinča

Néolithique · Balkans

Des signes incisés ont nourri l’idée d’une écriture danubienne, mais l’encodage d’une langue n’est pas démontré.

Partiellement compris; répertoire encore en consolidation

Écriture jurchen

XIIe–XVe siècles · Nord de la Chine, Mandchourie et régions voisines

Le jurchen est documenté par stèles, manuscrits et objets, mais aucun dictionnaire ancien complet n’a survécu. Unicode 18.0 a encodé le système en 2026 à partir d’un répertoire reconstruit depuis les sources épigraphiques.

Identification tentative, corpus extrême

Petite écriture jurchen

XIIe siècle · Nord-est de la Chine

Un ensemble de quelques caractères sur des paizi est interprété comme la petite écriture jurchen. La documentation est si mince qu’Unicode encode ces caractères dans le bloc khitan, avec identification explicitement tentative.

Système graphique encore non déchiffré / nature discutée

Notation / écriture de Teotihuacan

principalement Ier–VIe s. apr. J.-C. · Teotihuacan, Mexique central

Environ 120 signes ont été recensés dans peintures et céramiques. La recherche distingue des composantes glottographiques et sémasiographiques, sans lecture générale acceptée.

Peu comprise / non déchiffrée dans son ensemble

Écriture Ñuiñe

époque classique mésoaméricaine · Mixteca Baja, Oaxaca–Puebla–Guerrero, Mexique

Tradition graphique de l’ouest d’Oaxaca située au croisement de plusieurs systèmes mésoaméricains. Elle demeure beaucoup moins comprise que les écritures maya ou nahua.

Système idéographique non lié à une langue unique

Nsibidi

tradition historique toujours pratiquée · Sud-est du Nigeria et sud-ouest du Cameroun

Nsibidi regroupe près d’un millier de symboles idéographiques selon le Smithsonian. Une partie du savoir est publique, tandis que des niveaux de signification restent liés à des sociétés initiatiques; il ne s’agit donc pas d’une écriture alphabétique à déchiffrer au sens classique.

Non déchiffré de manière consensuelle

Shankhalipi / écriture en coquille

env. IVe–IXe s. apr. J.-C. · Inde du Nord et centrale

Écriture ornementale aux formes spiralées, souvent très brève. Des propositions de lecture existent, mais aucune méthode n’a obtenu un consensus général.

Graffiti encore non déchiffrés

Graffiti de Phong Nha

date ancienne incertaine · Quảng Bình, Vietnam

Les graffiti de la grotte de Phong Nha sont connus depuis le XIXe siècle et restent non déchiffrés; une mission de l’EFEO a confirmé leur présence.

Partiellement déchiffré

Pyu

Ier millénaire–début XIIe s. · Myanmar central

Le corpus pyu compte environ 150 inscriptions. La translittération est avancée, mais la grammaire et de nombreux textes monolingues restent à déchiffrer.

Déchiffrement partiel et identification discutée

Vieux Zhangzhung / manuscrits de Dunhuang

VIIIe–IXe s. · Dunhuang / Tibet occidental

Cinq manuscrits en écriture tibétaine ont été attribués au vieux Zhangzhung. Leur déchiffrement est partiel et l’identification même comme Zhangzhung reste contestée.

Système probablement écrit, non déchiffré

Symboles pictes

IIIe/IVe–IXe s. · Écosse du Nord et de l’Est

Plus de 200 monuments portent des paires de symboles. Des analyses statistiques et archéologiques soutiennent l’idée d’un système d’écriture non alphabétique, mais aucune lecture n’est établie.

Lecture proposée mais non consensuelle

Codex de Rohonc

papier du XVIe s.; écriture de datation discutée · Hongrie / Europe centrale

Manuscrit illustré de 448 pages en signes inconnus. Des travaux modernes proposent une reconstruction de son système, mais l’identification et la lecture complète ne font pas consensus.

Micro-corpus non déchiffré

Hache d’Arkalochori

âge du Bronze minoen · Crète

Une grande double hache en bronze porte quinze signes incisés. Quelques signes rappellent le disque de Phaistos ou les systèmes crétois, mais le texte est trop court pour être déchiffré.

Statut et lecture encore incertains

Tradition glyphique izapienne

Préclassique tardif · Chiapas / côte pacifique mésoaméricaine

Plusieurs signes et conventions iconographiques de la tradition izapienne sont rapprochés des écritures voisines, mais il n’existe pas de déchiffrement autonome accepté.

Partiellement comprise

Écriture classique de la côte du Golfe

Classique ancien–Postclassique ancien · Veracruz et côte du Golfe, Mexique

Une tradition glyphique régionale distincte est documentée sur sculptures et objets. Ses relations avec d’autres écritures mésoaméricaines restent étudiées et sa lecture demeure limitée.

Système graphique peu compris

Écriture de Cotzumalhuapa

Classique tardif · Côte pacifique du Guatemala

Au moins soixante et un monuments portent des notations. Le système semble largement calendaire et diffère fortement des écritures logosyllabiques mieux connues.

Système symbolique; hypothèse d’écriture non démontrée

Tokapu incas

XVe–XVIe s. · Andes, empire inca

Les motifs géométriques tokapu ont parfois été présentés comme une écriture. Les recherches récentes montrent que les propositions de déchiffrement restent spéculatives et que leur statut sémiotique est ouvert.

Syllabaire historique documenté, tradition presque éteinte

Écriture de Woleai / Caroline Islands

début XXe s. · Îles Carolines, Micronésie

Le système de Woleai combine des signes hérités d’un alphabet introduit et des innovations syllabiques locales. Sa genèse est exceptionnellement bien documentée mais sa tradition s’est presque éteinte au XXe siècle.

Système pictographique/logographique partiellement mnémotechnique

Écriture Dongba

tradition historique encore pratiquée · Yunnan, Chine

Le Dongba associe pictogrammes, idéogrammes et usages phonétiques. Une partie de sa fonction traditionnelle sert d’aide-mémoire aux textes rituels, ce qui rend la relation entre signe et langue moins directe qu’un alphabet.

Syllabaire peu diffusé et rarement autonome

Écriture Geba

tradition historique · Yunnan, Chine

Le Geba est un système syllabique phonétique utilisé surtout avec le Dongba. Les textes purement Geba sont rares et la tradition demeure beaucoup moins documentée que le Dongba.

Système sémasiographique largement non phonétique

Écriture mixtèque

Postclassique mésoaméricain · Oaxaca et Puebla, Mexique

Les codex mixtèques utilisent des conventions iconographiques et sémasiographiques complexes. Ils transmettent noms, généalogies, lieux et événements sans correspondre de façon simple à une chaîne phonétique de langue parlée.

Système mixte sémasiographique et phonétique

Écriture aztèque / nahua

XVe–XVIe s. · Mexique central

L’écriture nahua combine pictographie, signes de sens et éléments phonétiques. Sa lecture progresse, mais le système ne fonctionne pas comme une transcription phonétique continue comparable à un alphabet.

Écriture largement déchiffrée, centaines de signes encore incertains

Glyphes mayas encore non déchiffrés

principalement Classique maya · Aire maya, Mésoamérique

Le système maya est largement lisible, mais un projet récent recense encore des centaines de signes sans déchiffrement linguistique confirmé et de nombreux autres à lecture de confiance limitée.

Écriture multifonction / notation mnémotechnique

Dessins sur sable de Vanuatu

tradition vivante · Vanuatu

L’UNESCO décrit cette tradition comme une « écriture » multifonction servant à transmettre récits, rituels, mémoire, savoirs et messages au sein de quelque 80 groupes ethnolinguistiques.

Notation graphique et mnémotechnique

Sona / dessins géométriques Lunda-Cokwe

tradition vivante · Angola oriental

Les sona sont des figures tracées dans le sable qui véhiculent histoires, connaissances et mémoire collective. Ils constituent une notation complexe plutôt qu’une écriture phonétique classique.

Notation pictographique mnémotechnique

Rouleaux Midéwiwin ojibwés

tradition historique · Région des Grands Lacs, Amérique du Nord

Les rouleaux d’écorce utilisés dans le Midéwiwin codent séquences rituelles, chants et connaissances comme aide-mémoire structurée plutôt que comme texte phonétique linéaire.

Chroniques pictographiques non phonétiques

Winter counts des Plaines

XVIIIe–XXe s. · Grandes Plaines, Amérique du Nord

Les winter counts enregistrent les années par un événement emblématique représenté pictographiquement. Leur lecture dépend d’une tradition orale et d’un contexte culturel, non d’une correspondance phonétique signe-son.

Inscriptions symboliques partiellement interprétées

Monolithes du Cross River / Ikom

datation historique incertaine · Cross River, Nigeria

Les monolithes portent des motifs et inscriptions parfois identifiés comme nsibidi. Leur interprétation exacte, leur chronologie et la fonction de chaque signe restent discutées.

Statut d’écriture fortement contesté

Inscription de Vikramkhol

datation très débattue · Odisha, Inde

Les signes de Vikramkhol ont été présentés comme une écriture pré-brahmi, mais d’autres spécialistes les classent comme pseudo-inscriptions ou graffiti. Leur datation et leur statut linguistique restent ouverts.

Système symbolique codifié, statut d’écriture non démontré

Graffiti mégalithiques du sud de l’Inde

âge du Fer / début historique · Tamil Nadu et Inde méridionale

Des milliers de marques sur céramique forment un répertoire récurrent. Le Tamil Nadu Archaeology Department les décrit comme des expressions symboliques codifiées et des formes préliminaires d’écriture, mais leur valeur linguistique reste débattue.

Écriture presque entièrement déchiffrée, phonologie et lectures encore discutées

Questions résiduelles du tangoute

XIe–XVIe s. · Nord-ouest de la Chine

Le tangoute est aujourd’hui presque entièrement lisible, mais la reconstruction de certaines lectures, phonèmes et structures graphiques reste ouverte et continue d’être révisée à partir de nouvelles éditions et fragments.

Alphabet et langue non déterminés

Inscription alphabétique inconnue de Sardes

Antiquité · Sardes, Anatolie occidentale

Une inscription découverte à Sardes dans le contexte de la synagogue utilise un alphabet dont les valeurs et la langue n’ont pas encore été déterminées. Elle constitue un micro-corpus extrême.