Corpus externe · conférence · compte rendu détaillé · 20.09.2026

Idriss Aberkane — « La Grande Renaissance ! »

Une lecture structurée de la conférence consacrée à la dette française, aux grandes crises historiques, à la création de valeur, à l’idéité, à l’eccéité et au « retour sur denier ».

SOURCE EXTERNE TRANSCRIPTION YOUTUBE HORODATÉE COMPTE RENDU CLAIMS ATTRIBUÉS
Statut documentaire. Cette page résume la conférence à partir de la piste texte française fournie par YouTube et récupérée directement via son endpoint de sous-titres horodatés. Les affirmations historiques, économiques, politiques ou prospectives sont ici attribuées à l’orateur lorsqu’elles ne sont pas vérifiées séparément. Le compte rendu ne vaut donc pas validation factuelle de chaque affirmation.

1. Thèse générale : faire de la crise un point de départ

Aberkane construit toute sa conférence autour d’un renversement : la dette française actuelle est présentée comme sérieuse, mais historiquement moins grave que plusieurs catastrophes dont la France s’est relevée. Son objectif n’est donc pas de nier la crise, mais de soutenir qu’elle peut devenir le point de départ d’une nouvelle phase de transformation.

≈ 00:01:35Il ouvre avec la maxime « mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres » et annonce le sujet : comment sortir la France de sa dette « dans une nouvelle renaissance ».

Le schéma général est constant : crise → réponse institutionnelle → investissement productif → nouvelle capacité nationale → création de valeur. La reconstruction qui l’intéresse n’est pas un retour à l’état antérieur : elle doit produire quelque chose de nouveau.

2. L’indice « 5D » : dette, destruction, deuil, dépendance, dévaluation

≈ 00:06:41Pour comparer des situations historiques très différentes, Aberkane propose son propre indice synthétique à cinq dimensions :

Dette

Poids de la dette publique rapporté à l’économie.

Destruction

État matériel du pays, infrastructures et appareil productif.

Deuil

Pertes humaines et choc démographique.

Dépendance

Occupation, perte territoriale, souveraineté monétaire ou politique.

Dévaluation

Instabilité monétaire et perte de valeur de la monnaie.

Il fixe arbitrairement la situation contemporaine à 100 afin de comparer les crises. Cet indice n’est pas présenté comme un indicateur académique normalisé : c’est un dispositif argumentatif propre à la conférence.

MomentLecture proposée dans la conférenceIdée retenue
1453Sortie de la guerre de Cent Ans, crise extrêmement profonde.Refondation de l’État, armée, fiscalité, commerce, repeuplement.
1715–1726Dette et crise monétaire après Louis XIV.Audit, restructuration, stabilisation monétaire.
1815Défaite, occupation, indemnités.Crédibilité budgétaire, emprunts, remboursement anticipé.
1871Défaite, Commune, destructions, perte territoriale.Emprunts de libération, infrastructures, projet national.
1918–1928Dette, destruction, pertes humaines, dévaluation.Reconstruction, stabilisation monétaire, exportation.
1945Cas le plus grave de son corpus.Reconstruction, croissance, modernisation productive.

3. Les grandes crises historiques comme boîte à outils

1453 — reconstruire l’État

≈ 00:03:36–00:12:15La fin de la guerre de Cent Ans sert de matrice initiale. Aberkane met en avant Charles VII, l’armée permanente, la fiscalité permanente, Jacques Cœur, le commerce, la stabilisation monétaire, puis Louis XI et les politiques de repeuplement. Son point : une crise extrême peut engendrer une architecture institutionnelle nouvelle, puis ouvrir une phase de prospérité.

1715 — auditer, restructurer, stabiliser

≈ 00:12:15–00:14:50Il évoque le visa de 1716, la vérification des créances, la restructuration partielle et l’expérience de John Law. Il retient surtout une leçon : la monnaie peut devenir un instrument de gestion de la dette, mais la confiance comptable est indispensable.

1815 — restaurer le crédit

≈ 00:14:52–00:16:50Après les guerres napoléoniennes, il insiste sur la comptabilité publique, les emprunts, l’épargne et le remboursement plus rapide que prévu. La crédibilité financière est alors reliée au capital productif : chemins de fer, industrie, agriculture.

1871 — un projet national rend la dette finançable

≈ 00:16:50–00:20:10La défaite, les destructions parisiennes, l’occupation et la perte de l’Alsace-Moselle constituent l’un de ses exemples centraux. Il met en avant les emprunts de libération puis le plan Freycinet : chemins de fer, canaux, connexions territoriales et infrastructures.

Leçon qu’il en tire : quand une nation possède un projet lisible et productif, l’épargne et le crédit peuvent se mobiliser autour de ce projet.

1918–1928 — accepter l’ajustement monétaire en échange d’une contrepartie productive

≈ 00:20:10–00:24:40Il décrit la dette, les départements dévastés, les pertes humaines et la dévaluation. Il présente la stabilisation Poincaré comme un exemple d’ajustement monétaire massif, puis avance une proposition contemporaine : si une dévaluation devait avoir lieu, elle devrait être compensée par un avantage industriel clair, notamment une énergie peu coûteuse.

1945 — reconstruire plus moderne que ce qui a été détruit

≈ 00:24:45–00:27:20La France de 1945 est son cas extrême : dette, destructions, pertes humaines, dépendance extérieure et inflation. Ce cas lui permet de faire émerger son chiffre directeur : 5 % de croissance annuelle sur une période longue suffiraient, selon son raisonnement, à faire décroître fortement le poids relatif de la dette.

4. Sortir de la dette par la croissance plutôt que par l’austérité seule

≈ 00:26:00–00:27:20 puis 00:50:46–00:51:15Le cœur économique du discours est simple : si la croissance nominale ou réelle est suffisamment forte et si le déficit revient vers un niveau limité, le ratio dette/PIB finit par baisser.

Aberkane prend comme cible narrative 5 % de croissance et 3 % de déficit. Il invoque les Trente Glorieuses pour montrer qu’une forte croissance a été possible après une destruction matérielle bien plus grave qu’aujourd’hui.

Sa formule conceptuelle : plutôt que « reconstruire ce qui a été détruit », il propose de « reconstruire notre futur ».

5. Idéité et eccéité : deux moteurs de valeur

≈ 00:33:38–00:46:18La conférence bascule ensuite de l’histoire économique vers une théorie de la valeur.

Idéité

Le produit tendant vers une forme idéale, épurée, reproductible, universalisable. Aberkane l’illustre avec Tesla, SpaceX, le trombone, l’épingle à nourrice ou le stylo Bic.

Logique : enlever l’inutile, obtenir une forme optimale, rendre la solution exportable et largement diffusable.

Eccéité / « thisness »

Ce qui fait qu’une chose est précisément cette chose-là : terroir, histoire, singularité, lieu, trace de la main, culture.

Exemples : climat de Bourgogne, haute couture, artisanat, objets singuliers, wabi-sabi japonais.

Sa thèse n’est pas de choisir entre les deux. Au contraire : les pics de valeur apparaissent lorsque universalité et singularité se combinent. La haute couture française lui sert de modèle : une forme techniquement maîtrisée et reproductible rencontre une réalisation singulière, ajustée et culturellement chargée.

6. Mettre de la culture dans les produits, les infrastructures et la terre

≈ 00:45:40–00:50:45Aberkane étend cette logique à l’architecture, l’agriculture et l’espace public. Il soutient que la beauté, la longévité et la charge culturelle peuvent produire des externalités économiques : hausse de valeur immobilière, attractivité, durée de vie, tourisme, réputation.

Il oppose ainsi une vision purement fonctionnelle de l’infrastructure à une infrastructure qui devient également patrimoine. Son mot d’ordre : « mettre de la culture partout ».

L’histoire est alors conçue comme une boîte à outils : on peut reprendre d’anciens mécanismes — baux, formes de financement, systèmes productifs, artisanat — et les connecter aux outils contemporains, y compris la finance ou l’intelligence artificielle.

7. Le « retour sur denier » : convertir une partie de la dépense publique en capacité facturable

≈ 00:51:57La proposition la plus originale de la fin de conférence est nommée « retour sur denier ».

Le principe : lorsqu’un ministère dépense de l’argent public, examiner systématiquement si cette dépense crée aussi une compétence, une technologie, un service, un savoir-faire ou une marque susceptible d’être vendu à l’extérieur — entreprises privées, pays étrangers, clients internationaux — sans refacturer le citoyen pour le service public de base.

Aberkane affirme qu’un ordre de grandeur de 7 % de refacturation sur plusieurs grands postes suffirait à modifier fortement l’équilibre budgétaire. Ce chiffre est une proposition de la conférence et doit être vérifié séparément avant toute utilisation comme estimation budgétaire.

8. Les applications concrètes proposées

Défense → innovation civile, licences et marques

≈ 00:55:03–01:01:45Il rappelle que de nombreux objets civils ont une origine ou un développement militaire : M&M’s, Jeep, Vespa, vêtements, trench-coat, lunettes d’aviateur, GPS, ARPANET/Internet. Son idée est d’organiser davantage ce transfert de valeur au lieu de le laisser apparaître « par hasard ».

Il cite également l’usage commercial d’insignes ou de symboles militaires comme exemple de licence générant des revenus.

Santé → tourisme médical et savoir-faire exportable

≈ 01:01:49–01:02:25Il propose de vendre davantage à l’international certaines compétences hospitalières françaises, notamment auprès de patients ou d’assureurs étrangers lorsque la France est compétitive sur le rapport qualité/prix.

Éducation → grands problèmes nationaux comme objets d’apprentissage

≈ 01:02:26–01:04:45Il rapproche l’éducation des ateliers de la Renaissance : les élèves ne seraient pas seulement confrontés à des exercices scolaires mais progressivement à de vrais problèmes nationaux — déchets, ingénierie, data centers, optimisation, etc.

Il imagine aussi des compétitions universitaires et des droits de retransmission autour du sport et de manifestations interuniversitaires.

Agriculture → transformer le terroir en actif de très haute valeur

≈ 01:04:50–01:06:20À partir d’Alain Passard et du modèle des grands crus, il propose de rechercher, pour chaque production agricole, son équivalent « haute couture » : variété, provenance, culture, savoir-faire et excellence reconnus comme sources de valeur.

9. Vieillesse, savoir-faire et « Takumi »

≈ 01:06:21–01:11:30Aberkane s’appuie sur la notion japonaise de Takumi, maître expérimenté détenant un savoir-faire exceptionnel.

Il propose symboliquement un inventaire national des maîtres français : artisans, cuisiniers, techniciens, professionnels de métiers parfois peu valorisés. Le savoir accumulé avec l’âge deviendrait un capital transmissible et parfois exportable.

Il rapproche cette idée de celle des « trésors nationaux vivants » : reconnaître officiellement une compétence, la transmettre, la valoriser économiquement et culturellement.

Immigration et exemplarité

≈ 01:11:31–01:13:15La conférence relie ensuite cette logique de reconnaissance des savoir-faire à l’immigration. Aberkane cite plusieurs figures issues de l’immigration et intégrées à la culture française, en soutenant qu’une politique migratoire devrait, selon lui, être pensée comme une stratégie délibérée et orientée vers des modèles d’intégration et de contribution.

10. Conclusion : de « aux armes citoyens » à « aux sages citoyens »

≈ 01:13:16–01:15:12Aberkane boucle la conférence sur sa thèse initiale : la France a déjà traversé des crises plus destructrices, et certaines de ces crises ont justement produit de nouvelles institutions, de nouveaux réseaux et de nouvelles formes de prospérité.

Il condense sa proposition en trois leviers :

1. Croissance

Retrouver un rythme élevé de création de valeur plutôt que traiter la dette uniquement par compression.

2. Retour sur denier

Faire émerger des revenus exportables à partir des capacités déjà financées par la puissance publique.

3. Renaissance culturelle

Associer innovation universelle, singularité culturelle, savoir-faire, beauté et transmission.

La dernière transformation rhétorique reprend la Marseillaise : il ne s’agirait plus d’une « levée en masse » militaire, mais d’une mobilisation intellectuelle. La conférence se termine par l’appel : « aux sages citoyens ».

Chronologie détaillée

00:01–00:03
Ouverture : espoir, lumière contre ténèbres, annonce d’une « nouvelle Renaissance ».
00:03–00:12
1453 : guerre de Cent Ans, Castillon, refondation de l’État, Charles VII, Jacques Cœur, Louis XI.
00:06–00:08
Indice 5D : dette, destruction, deuil, dépendance, dévaluation.
00:12–00:15
1715–1726 : audit, restructuration, John Law, stabilisation.
00:15–00:17
1815 : occupation, indemnités, crédit et remboursement anticipé.
00:17–00:20
1871 : destruction et humiliation, emprunts de libération, plan Freycinet.
00:20–00:24
1918–1928 : reconstruction, dévaluation, exportation, tourisme, énergie.
00:24–00:27
1945 : destruction maximale puis croissance et modernisation.
00:27–00:33
Transition : prospérité, terre, finance, exemples historiques de valorisation des actifs.
00:33–00:46
Idéité / eccéité : produit idéal, singularité, haute couture, Bourgogne, Chine, Japon, wabi-sabi.
00:46–00:51
Culture : architecture, beauté, patrimoine, valeur locale, histoire comme boîte à outils.
00:52–00:55
Retour sur denier : principe de refacturation externe des capacités publiques.
00:55–01:02
Défense : innovation militaire devenue civile, licences, mode, technologie.
01:01–01:06
Santé, éducation, agriculture : tourisme médical, ateliers de la Renaissance, excellence agricole.
01:06–01:13
Takumi : valeur des maîtres âgés, transmission, savoir-faire, immigration.
01:13–01:15
Conclusion : croissance + retour sur denier + sagesse ; « aux sages citoyens ».

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[00:00:00] Idrce Amercan.
[00:00:02] [musique]
[00:00:13] [applaudissements]
[00:00:14] [musique]
[00:00:20] [musique]
[00:00:25] [musique]
[00:00:34] [musique]
[00:00:36] [applaudissements]
[00:00:43] [musique]
[00:00:50] [musique]
[00:00:59] Merci beaucoup. Vraiment,
[00:01:01] je me demande à partir de quel moment
[00:01:03] vous allez me demander de transformer
[00:01:04] les bouteilles d'eau en vin, tout ça.
[00:01:10] S'il y en a qui ont ramené des
[00:01:12] bouteilles d'éviant ou quoi, vous me
[00:01:16] un pote lépreux, je sais pas.
[00:01:21] Merci. Vraiment, je suis incroyablement
[00:01:22] touché.
[00:01:25] [applaudissements]
[00:01:31] [applaudissements]
[00:01:35] Et encore merci pour cette magnifique
[00:01:37] audience et cette excellente
[00:01:38] organisation. On va rentrer directement
[00:01:40] dans le vif du sujet. Euh le thème de
[00:01:43] cette conférence, c'est l'espoir. Et en
[00:01:46] fait, le thème de cette conférence,
[00:01:47] c'est que Merci à vous.
[00:01:49] [applaudissements]
[00:01:52] Ouais. J'ai décidé vraiment de bah de
[00:01:55] suivre un proverbe en particulier. Je
[00:01:56] vais je vais vous le montrer
[00:01:57] directement.
[00:01:59] Le fameux proverbe qu'on attribue à
[00:02:01] Confucius ou tant d'autres en fait qui
[00:02:02] vient de ce révérent américain qui
[00:02:04] s'appelle le révérent Marc Watkinson.
[00:02:07] C'est lui qui a dit "Il vaut mieux
[00:02:09] allumer une bougie que maudir les
[00:02:10] ténèbres." H c'est mieux de montrer des
[00:02:13] solutions que de hurler aux ténèbres.
[00:02:16] Oui, il y a des ténèbres dans ce monde.
[00:02:18] Merci beaucoup.
[00:02:20] [applaudissements]
[00:02:22] et et on fait notre travail politique
[00:02:23] que de dénoncer les ténèbres, que de
[00:02:25] dénoncer les mauvais choix, les choses
[00:02:27] négatives. Bien sûr, on doit en parler,
[00:02:28] mais ce qui est encore plus puissant,
[00:02:30] c'est d'allumer la lumière. Et en ce
[00:02:32] moment, comme vous le savez, la France
[00:02:34] et d'autres pays se trouvent quand même
[00:02:36] dans certaines ténèbres intellectuelles,
[00:02:38] politiques, économiques. On doit les
[00:02:40] dénoncer mais on peut aussi simplement
[00:02:42] allumer une bougie. Ça va être l'objet
[00:02:45] de cette conférence. Euh le révérent
[00:02:47] Watkinson, c'est à lui qu'on doit la
[00:02:48] devise In God we trust sur la monnaie
[00:02:50] américaine. C'est lui qui a fait ce
[00:02:52] lobbying pour que le dollar marque "Nous
[00:02:55] croyons en Dieu in God we trust". Mais
[00:02:57] ça veut aussi dire nous plaçons notre
[00:02:58] confiance en Dieu pour les Américains.
[00:03:00] C'était quelque chose d'extrêmement
[00:03:02] important. Et donc c'est dans un sermon.
[00:03:04] Encore une fois aujourd'hui on attribue
[00:03:05] cette citation à Confucius à la
[00:03:07] hauteuse. Ce ne sont pas eux qui l'ont
[00:03:08] prononcé mais c'est un témoignage du
[00:03:10] niveau de sagesse du personnage. Mieux
[00:03:12] vaut allumer une bougie que de maudir
[00:03:13] les ténèbres. Il en parlait dans un
[00:03:16] sermon en référence à Romains 121 où il
[00:03:20] est écrit dans la Bible ne te laisse pas
[00:03:22] vaincre par le mal mais vain le mal par
[00:03:24] le bien. Ça va être le sujet de cette
[00:03:26] conférence. Comment sortir la France de
[00:03:27] sa dette [applaudissements]
[00:03:33] dans une nouvelle renaissance ? Alors
[00:03:36] commençons par une année 1453.
[00:03:40] Année incroyable, deux empires meurent
[00:03:42] cette année. Vous avez l'empire romain
[00:03:43] qui meurt. L'empire romain a vécu
[00:03:45] jusqu'en 1453 puisque Constantinople
[00:03:47] c'était l'empire romain, l'Empire romain
[00:03:49] d'Orient certes, mais l'Empire romain
[00:03:50] quand même. Et en 1453, cet empire
[00:03:53] s'effondre. En 1453, l'Empire
[00:03:56] britannique en Europe continentale
[00:03:58] s'effondre aussi. C'est la bataille de
[00:04:00] Castillon. La France gagne la guerre de
[00:04:02] de 100 ans. Oui, en a qui veulent
[00:04:04] applaudir à l'effondrement des anglais.
[00:04:06] Je vois que l'esprit est là. C'est bien.
[00:04:10] Ah Nigel, si tu nous regardes, on t'aime
[00:04:12] quand même.
[00:04:13] Et à la bataille de Castillon, en effet,
[00:04:16] la plupart des Français connaissent même
[00:04:17] pas le nom de cette bataille. On connaît
[00:04:18] Cré à Zincours, hein, les défaites, mais
[00:04:20] à Castillon quand même, on déglingue de
[00:04:22] l'anglais par pack de 12 et ça met fin à
[00:04:25] la guerre de 100 ans. Donc, les Anglais
[00:04:26] vont arrêter de rechercher des
[00:04:28] possessions sur le continent. Du coup,
[00:04:30] ils vont partir vers l'aventure
[00:04:33] coloniale avec Francis Drake quelques
[00:04:35] décennies plus tard.
[00:04:37] Donc 1453, deux empires meurent. Léonard
[00:04:39] de Vassille a 1 an. Il est né en 1452.
[00:04:43] C'est un des étés les plus froid depuis
[00:04:46] les 2000 dernières années à partir
[00:04:47] d'aujourd'hui. Donc 2000 ans, c'est un
[00:04:49] des étés les plus froids. Ça va être
[00:04:51] mondial au point que les aste vont vont
[00:04:54] manger des enfants. Voilà, il le faisait
[00:04:56] déjà un peu de base mais là ça va être
[00:04:57] une année une année particulièrement
[00:05:00] intéressante de ce point de vue-là pour
[00:05:01] eux. Mais la Renaissance a commencé en
[00:05:03] Europe 1453.
[00:05:06] Et ben tout le sujet ça va être de vous
[00:05:08] dire qu'en fait depuis cette époque la
[00:05:10] France a connu des crises qui sont
[00:05:13] infiniment pire que la crise actuelle.
[00:05:15] Ça veut pas dire que le niveau de dette
[00:05:17] sur PIB qu'on a est une bonne chose, ça
[00:05:20] l'est pas. 3500 milliards de dette,
[00:05:22] c'est pas une bonne chose. Plus de 120 %
[00:05:25] du PIB en dette, c'est pas une bonne
[00:05:26] chose. On peut pas dire à quelqu'un que
[00:05:27] c'est une bonne chose. Mais la bonne
[00:05:29] nouvelle, c'est que vraiment quand vous
[00:05:30] regardez l'histoire de France,
[00:05:32] honnêtement, c'est un mardi. Voilà. et
[00:05:35] et on va le voir ensemble.
[00:05:37] Donc première partie de ma présentation,
[00:05:38] les grandes crises. Bon bah là, vous
[00:05:40] voyez la crise de 1871,
[00:05:43] ça c'est le palais des tuileries, c'est
[00:05:44] plus important que le Louvre he, c'est
[00:05:45] le palais des rois de France et cetera.
[00:05:47] Bon, il est cramé, on va le en
[00:05:48] l'air, il est il est terminé, on le
[00:05:49] reverra plus. Vous savez que le palais
[00:05:51] des tuileries, Jacques Chirac voulait le
[00:05:53] faire reconstruire, mais il y a pas de
[00:05:55] plan de cette nature aujourd'hui.
[00:05:57] C'est un immense joyau du patrimoine
[00:06:00] culturel français qui a été rasé pendant
[00:06:02] la crise de 1871. pendant la commune
[00:06:05] précisément le 23 mai et l'hôtel de
[00:06:07] ville aussi et cetera. Donc bon, à
[00:06:09] l'époque l'agence Thomas Cook faisait
[00:06:12] des visites des ruines de Paris. Donc
[00:06:14] Thomas Cook vendait des prospectus à
[00:06:15] Londres pour dire "Venez visiter les
[00:06:17] ruines de la France". précisément les
[00:06:20] ruines de l'Empire français puisque
[00:06:21] c'était le second empire sous Napoléon
[00:06:23] 3. Donc ça c'est le genre de crise qu'on
[00:06:25] a connu hein. Deux provinces Alsas
[00:06:27] Moselle, occupation du territoire, dette
[00:06:29] de guerre, remboursement de
[00:06:31] l'occupation, humiliation et des
[00:06:33] bâtiments qui crament en plein Paris.
[00:06:36] donc encore une fois voyons solutions
[00:06:38] qui ont été apportées à cette époque.
[00:06:41] Alors une crise, j'ai décidé de la
[00:06:43] mesurer sur 5 D. Dette, destruction,
[00:06:46] deuil, dépendance, d'évaluation.
[00:06:48] Et quand on fait un composite de ces 5D,
[00:06:51] bah la situation actuelle est la moins
[00:06:54] mauvaise des sep crise que je vais
[00:06:56] présenter.
[00:06:58] Donc j'ai fait un petit composite comme
[00:07:00] ça. On prend dette bah dette publique
[00:07:02] rapportée au PIB. Donc on met un score
[00:07:04] de 1 à 10 pour chacun des D. Si c'est 0
[00:07:07] % on met 0. Si c'est plus de 200 % du
[00:07:09] pip, c'est arrivé dans l'histoire de
[00:07:10] France, on met 10. Destruction, bah si
[00:07:13] le pays est intact, on met zéro. Si le
[00:07:14] pays est rasé, typiquement en 1945, on
[00:07:17] met 10 deuil. Bon bah s'il y a pas eu de
[00:07:21] perte humaine, on met zéro. Si on est à
[00:07:22] plus de 30 % de la population, on met
[00:07:24] 10. La garde de 100 ans, ça serait 12.
[00:07:28] La garde de 100 ans avec la peste et
[00:07:30] cetera, on a la moitié de la population
[00:07:31] française qui a dégagé.
[00:07:34] On s'en est remis en 30 ans.
[00:07:37] Dépendance, donc occupation, territoire
[00:07:39] perdu, monnaie et lois décidé ailleurs,
[00:07:40] enfin voilà. Perte de souveraineté. Si
[00:07:43] on est en pleine souveraineté, je mets
[00:07:44] zéro. Et si on est en occupation et
[00:07:47] amputation du territoire, je mets 10.
[00:07:50] D'évaluation. Évidemment, dans les
[00:07:51] crises d'évaluation, bah si les prix
[00:07:53] sont stables, je mets zéro. Et si on est
[00:07:54] à plus de 50 % par an, ça pique bien,
[00:07:58] euh là on met 10.
[00:08:01] Et ben en 1926, vous voyez le score.
[00:08:04] Voilà, on est à 5,8/ 10 en terme de
[00:08:06] dette. C'est pas bien mais franchement,
[00:08:09] on a connu pire. Bon bah, pays rasé, ça
[00:08:12] va, on est à zéro. Deuil, on est à zéro,
[00:08:15] même si pour le Covid on pourrait en
[00:08:16] parler. Et souveraineté, bah on est
[00:08:19] quand même à tr, il y a tout un tas de
[00:08:20] choses qu'on décide plus, ça c'est
[00:08:21] clair. Bon, prise stable, c'est pas
[00:08:24] parfait mais franchement, on a connu des
[00:08:26] périodes bien pires.
[00:08:29] Donc, prenons 1453, bataille de
[00:08:31] Castillon à côté de Bordeaux.
[00:08:34] On termine la présence anglaise sur le
[00:08:37] territoire français.
[00:08:39] Alors là, en terme de score, oui, parce
[00:08:41] que du coup je mets 100, donc je fais un
[00:08:43] score composite et en terme de crise, je
[00:08:45] mets 100 pour 2026. Voilà, aujourd'hui
[00:08:48] c'est 100 et après on compare toutes les
[00:08:50] autres crises à ça. Alors, la guerre de
[00:08:52] 100 ans d'entrée de jeu, c'est 305.
[00:08:55] Voilà, sortie de la guerre de 100 ans,
[00:08:56] on est à 305. Bah pourquoi ? Parce que
[00:08:58] comme je vous l'ai dit, question d'êt,
[00:09:00] alors on est mieux, hein. Par contre,
[00:09:02] question destruction, on est à 8/10.
[00:09:03] Question d'œil, on est à 10/ 10. hein,
[00:09:05] c'est il y a pas eu autant de massacre
[00:09:07] apporté à la population, même la guerre
[00:09:08] de 14, c'est pas autant.
[00:09:11] En terme de dépendance, on est à 6 hein,
[00:09:13] Cala est encore sous contrôle anglais et
[00:09:14] cetera. Et en terme de dévaluation,
[00:09:17] alors laissez tomber, c'est à l'époque
[00:09:18] qu'on va inventer vraiment le la notion
[00:09:19] de bonne à loi. Bonne à loi, ça veut
[00:09:22] dire une monnaie de bon alliage à loi.
[00:09:24] Alloy, hein, en anglais, vous savez que
[00:09:26] 25 % de la langue anglaise, c'est du
[00:09:27] français. Donc une monnaie de bonne allo
[00:09:29] est une monnaie avec une bonne quantité
[00:09:31] de métal dedans. Et ben faut l'inventer
[00:09:33] à cette époque parce que les monnaies
[00:09:35] qui circulent sur le territoire de
[00:09:36] France, elles sont clairement pas de
[00:09:37] bonne allo en 1453.
[00:09:41] Et la solution à tous ce merdier et bien
[00:09:43] c'est que Charles 7 va simplement
[00:09:44] inventer l'État français. Alors cert
[00:09:46] Philippe Auguste l'a fait avant lui mais
[00:09:48] Charles VI il va poser une chose simple,
[00:09:50] un impôt permanent donc une taille
[00:09:51] permanente pour financer une armée
[00:09:53] permanente. Il y en a besoin parce que
[00:09:54] vous avez des bandes qui circulent sur
[00:09:56] le territoire de France. et il y a aucun
[00:09:58] ordre, aucun pouvoir régalien sur le
[00:10:00] territoire de France. Donc il faut une
[00:10:02] taille permanente et il faut une armée
[00:10:04] permanente.
[00:10:05] Donc avec la taille permanente qui date
[00:10:08] d'avant, Castillon mais qui permet
[00:10:09] d'acheter d'ailleurs les énormes canons
[00:10:11] parce que Castillon c'est des canons en
[00:10:12] masse. D'ailleurs, ils vont inventer le
[00:10:14] métier de salpétrier. Donc un privilège
[00:10:17] bien particulier qui est reconfirmé
[00:10:19] jusqu'au 18e siècle. Les salpétriers
[00:10:21] avaient le droit de rentrer chez vous.
[00:10:23] Donc il rentraient comme ça pour aller
[00:10:25] chercher du salpè dans votre cave.
[00:10:26] C'était un droit royal. Le salpêtre, 1
[00:10:29] kg de salpêtre, ça valait 50 kg de blé.
[00:10:32] Donc vraiment, comment on savait pas le
[00:10:34] fabriquer ? Pendant la guerre de 100
[00:10:35] ans. Après, bien sûr, on a appris à le
[00:10:37] fabriquer, mais le métier de salpétrier,
[00:10:39] il était très important. Et donc, les
[00:10:41] salpétriers pouvaient se pointer chez
[00:10:42] vous s'il y avait une cave, frapper à la
[00:10:44] porte. Privilège du salpétrier, rentrer
[00:10:46] dans votre cave, gratter les murs,
[00:10:47] récolter le salpêtre pour faire la
[00:10:49] poudre à canon.
[00:10:51] Le salpêtre étant du nitrate de
[00:10:52] potassium donc 2/3 des engrais modernes
[00:10:55] engrais moderne c'est NPK donc N azote
[00:10:58] qu'on trouve dans le nitrate K c'est
[00:11:00] potassium et P c'est phosphate. C'est
[00:11:02] bien sûr pour ça aussi que l'on sait que
[00:11:05] les engrais sont stratégiques aussi
[00:11:07] d'ailleurs pour faire des explosifs
[00:11:08] pendant la deuxième guerre mondiale
[00:11:09] notamment. Il y avait des problèmes de
[00:11:10] rationnement entre engrais et bombe.
[00:11:14] Donc [raclement de gorge] un impôt
[00:11:15] permanent des compagnies d'ordonnance.
[00:11:17] Jacques Cœur qui est un commerçant privé
[00:11:20] qui va monter du commerce avec le Levant
[00:11:21] et c'est lui qui va se mettre à frapper
[00:11:22] des monnaies de bonne à loi. On lui fait
[00:11:24] confiance à lui parce que c'est un
[00:11:26] marchandrené.
[00:11:28] Dès que le roi n'a plus besoin de lui,
[00:11:29] il le disgracie et il va mourir à Rod en
[00:11:31] disgrâce. Ça va souvent arriver dans
[00:11:32] l'histoire de France que ce soit Étienne
[00:11:34] Marcel ou Fouquet. Colbert sera plus
[00:11:37] malin. Et puis ensuite derrière on a
[00:11:39] Louis X qui est le roi de la
[00:11:41] prérenaissance. Alors, les foires et
[00:11:42] cetera, la Bourgogne
[00:11:45] et repeuplement, franchise fiscale pour
[00:11:47] ramener les paysans sur les terres
[00:11:48] abandonnés. En 30 ans, on se remet de la
[00:11:51] pire catastrophe démographique de
[00:11:52] l'histoire de France. En 30 ans. Et puis
[00:11:55] euh une deux générations plus tard, bah
[00:11:59] c'est François 1er, c'est Chambor, c'est
[00:12:02] Léonard de Vincy.
[00:12:05] Donc la France s'est remis de ça, une
[00:12:07] crise à 305 sur l'échelle 5D.
[00:12:11] sur l'échelle dette, destruction, d'œil,
[00:12:13] dépendance, d'évaluation.
[00:12:16] Bon bah du coup à côté la mort de Louis
[00:12:17] XIV tranquille mais c'est toujours pire
[00:12:19] que la crise actuelle hein. C'est 140
[00:12:22] grosse dette même niveau
[00:12:23] qu'actuellement.
[00:12:25] Destruction ça va deuil y a eu le grand
[00:12:28] hiver de 1709 c'est supérieur à
[00:12:31] évidemment à la situation actuelle.
[00:12:33] Dépendance avec la paix du TR. Je
[00:12:35] tournais quand même pas. Si Louis XIV
[00:12:36] avait vu ce qui se passe maintenant en
[00:12:37] terme de de politique, je veux dire
[00:12:38] Louis XIV quand même l'homme du
[00:12:39] colbertisme. C'est sûr que là, il serait
[00:12:42] pas content. Voilà. En terme de
[00:12:43] souveraineté, il y a des choses qui lui
[00:12:44] iraient pas. Il a quand même créé une
[00:12:46] religion pour ne pas dépendre du pape.
[00:12:48] Le type. Il a créé le galikanisme. Donc
[00:12:50] si on lui disait que maintenant il y a
[00:12:51] plein de choses qui se décident à
[00:12:52] Bruxelles, je pense que il n'aurait pas
[00:12:55] été le roi qui a régné le plus
[00:12:57] longtemps. Il aurait fait une attaque
[00:12:58] peut-être 30 ans plus tôt. Mais bon, la
[00:13:00] situation est ce qu'elle est. Par
[00:13:02] contre, d'évaluation, on est vraiment
[00:13:04] pire que maintenant, vraiment pire.
[00:13:07] Refonte monétaire répétée, on commence à
[00:13:09] avoir des billets de monnaie, de la
[00:13:10] monnaie bancaire et cetera. Et puis
[00:13:12] après, on a le papier de John Law, un
[00:13:13] des pires escrocs du siècle qui va
[00:13:15] essayer de titriser la dette française
[00:13:17] et de s'en débarrasser, mais il va
[00:13:18] mentir sur les comptes, ça va être une
[00:13:19] catastrophe.
[00:13:22] Donc, comment on s'est sorti de cette
[00:13:23] crise [raclement de gorge] avec le visa
[00:13:25] de 1716 juste après la mort de Louis XIV
[00:13:27] ? Audit de toutes les créances de
[00:13:28] l'État, on se voile pas la face.
[00:13:31] et on fait une banquote partielle.
[00:13:33] Alors, il y a eu un défaut sur la dette.
[00:13:35] À l'époque, on empruntait à entre 10 et
[00:13:36] 20 %. Donc, c'était pas du tout le même
[00:13:38] délire pour se refinancer et il y avait
[00:13:40] pas autant de place et de choix pour se
[00:13:42] refinancer qu'aujourd'hui. Aujourd'hui,
[00:13:43] c'est la mondialisation. Demain, on a
[00:13:45] les Chinois qui peuvent nous prêter. On
[00:13:46] a les bricks qui peuvent nous prêter et
[00:13:47] cetera. Bon, à l'époque de Louis XI, ça
[00:13:49] marchait pas comme ça. C'était des
[00:13:51] créanciers au minimum, ils allaient vous
[00:13:53] mettre du 10 % dans la tronche et ça
[00:13:55] pouvait monter jusqu'à 20.
[00:13:57] Donc la chambre de justice, elle a elle
[00:13:59] fait une taxation rétroactive. Là, on
[00:14:00] rigole pas. Alors, c'est surtout les
[00:14:02] financiers et les fournisseurs de
[00:14:03] guerre, les gens qui se sont enrichis
[00:14:04] sur les guerres de Louis XIV, on leur
[00:14:06] dit coucou noc noc et en fait voilà les
[00:14:10] arrièés que vous nous devez.
[00:14:12] Euh le système de l'eau, ça c'est une
[00:14:14] énorme connerie. Non pas que l'idée
[00:14:15] était mauvaise, l'idée était même très
[00:14:17] bonne. Une banque générale puis royale,
[00:14:19] sauf que l'eau a triché sur les comptes.
[00:14:20] Ça faut pas faire. Liquidation du coup
[00:14:23] du papier monnaie de John L. Mais dès
[00:14:25] 1926, s'est stabilisé avec une bonne
[00:14:27] monnaie de bonne alloi, livre tournoi
[00:14:30] fixé pour 60 ans. Bah, c'est la période
[00:14:33] des lumières. Voltaire, Rousseau,
[00:14:35] Montescux
[00:14:36] profite de la prospérité qui a été créée
[00:14:38] en 1726.
[00:14:40] Donc la leçon, la monnaie est l'outil de
[00:14:42] gestion de la dette. Elle est en
[00:14:44] investissement à Paris sur votre
[00:14:45] économie. La faute de l'eau bien sûr
[00:14:47] n'est pas de l'avoir utilisé mais
[00:14:49] d'avoir triché.
[00:14:52] Le congrès de Vienne après Napoléon 135
[00:14:55] sur cette échelle et pourtant on a pris
[00:14:57] cher. Mais bon pareil si on compare bah
[00:15:00] la dette on est à 2,5/ 10
[00:15:04] meilleur qu'aujourd'hui mais les options
[00:15:06] de refinancement sont moins bonnes.
[00:15:08] Destruction bah en France pas tant que
[00:15:10] ça. Il y en a mais en France pas tant
[00:15:12] que ça. Deuil. Ah oui là quand même. Bon
[00:15:15] dépendance. Ah oui occupation présence
[00:15:17] russe sur le territoire français. On est
[00:15:19] complètement dépendant. Il y a pas de
[00:15:20] problème d'évaluation. Bah le fran
[00:15:23] germinal a tenu le coup après après la
[00:15:25] défaite en 1815. Donc ça va. C'est c'est
[00:15:27] une crise qui est pire qu'aujourd'hui
[00:15:29] hein. Mais ça va.
[00:15:31] Ben on a tout remboursé en 3 ans. En
[00:15:33] fait 2 ans d'avance. On devait
[00:15:34] rembourser en 5 ans. On a tout remboursé
[00:15:36] en 3 ans. Le Baron Louis et la
[00:15:38] comptabilité publique. He donc c'est la
[00:15:40] fameuse époque
[00:15:42] faites-moi une bonne politique.
[00:15:45] Donc voilà on commence à avoir un budget
[00:15:47] annuel voté. On a des emprunts à la
[00:15:48] banque Barring Hope qui nous avait
[00:15:50] permis de vendre la Louisiane. C'est la
[00:15:51] même banque que Napoléon avait utilisé
[00:15:53] pour vendre la Louisiane.
[00:15:55] 315 millions de flancs qui de francs qui
[00:15:57] sont placés à Londres et à Paris. Et là,
[00:16:00] les épargnants français se jettent
[00:16:02] dessus. Donc faut que vous vous disiez
[00:16:04] que les châteaux brillants et cetera,
[00:16:06] bon Balzac il avait des problèmes de
[00:16:08] finance, c'est un mauvais exemple, mais
[00:16:09] les grands auteurs, même Flobert et
[00:16:11] cetera, enfin Flobert, c'est un peu
[00:16:12] jeune encore, mais les grands auteurs
[00:16:14] français qui vont faire le 19e siècle,
[00:16:15] ils se jettent sur ses emprunts.
[00:16:19] Et puis donc le paiement anticipé, bah
[00:16:21] consolide complètement notre crédit au
[00:16:23] congrès d'Ex la Chapelle, ça y est,
[00:16:25] terminé.
[00:16:27] La rente, elle passe dans le public et
[00:16:28] le pays rentre dans une phase de
[00:16:30] productivité parce qu'il y a le chemin
[00:16:31] de fer à développer, les filatures, la
[00:16:34] sidérurgie puisque on a raffiné le co,
[00:16:37] le charbon pour faire de l'acier,
[00:16:39] reprise agricole et cetera. Donc un pays
[00:16:42] au capital productif intact absorbe un
[00:16:45] choc de 20 % du PIB en 3 ans. Ça c'est
[00:16:47] la leçon historique de la crise de 1815.
[00:16:50] Bon, je vous ai dit la crise de 1871,
[00:16:55] elle est très comparable à la à la
[00:16:57] situation actuelle mais bien pire parce
[00:16:59] que Paris est dans cet état. Ça c'est
[00:17:00] l'hôtel de ville ça. En 1871, l'hôtel de
[00:17:03] ville ressemble à ça. On l'a
[00:17:04] complètement reconstruit
[00:17:06] et comme je vous ai dit, Thomas Cook
[00:17:07] faisait des prospectus à Londres. Venez
[00:17:10] visiter les ruines de l'empire français.
[00:17:12] Donc c'était ça la situation de
[00:17:13] réputation. Imaginez sur les marchés
[00:17:15] financiers ce qu'on pensait des emprints
[00:17:16] français à ce moment-là. Venez visiter
[00:17:18] les ruines de l'empire.
[00:17:22] Donc 175 sur l'échelle des 5D, une dette
[00:17:25] massive pire que la que la dette
[00:17:27] actuelle. Destruction Paris bombardé,
[00:17:30] les tuiles ries brûlé, on est clairement
[00:17:31] pire que la situation actuelle où j'ai
[00:17:33] mis zéro en terme de destruction deuil.
[00:17:35] Bah quand même 140000 morts parce que il
[00:17:37] y a eu une vraie guerre sur le
[00:17:38] territoire français. Alors dépendance là
[00:17:41] c'est la totale, c'est pire que en 1815.
[00:17:43] On perd l'Alsace et la Moselle, on doit
[00:17:45] payer les frais d'occupation. c'est
[00:17:46] l'humiliation complète et une
[00:17:49] dévaluation d'évaluation mais dès le
[00:17:53] franc est stable.
[00:17:57] Donc les méthodes pour ça bah vous avez
[00:17:59] eu les empreints de libération. Donc là
[00:18:01] ce sont les épargnants qui les ont payés
[00:18:02] mais ils n'ont pas vraiment perdu au
[00:18:03] change.
[00:18:05] Le paiement en 27 mois seulement pareil
[00:18:07] comme en 1815
[00:18:09] on paye on on paye la dette beaucoup
[00:18:11] plus vite que prévue ce qui va
[00:18:13] consolider notre crédit.
[00:18:15] une fiscalité basée sur les impôts et
[00:18:17] les droits de douane et le plan
[00:18:19] Fressinet qu'on connaît avec le gabarit
[00:18:21] des péniches mais Fressinet, il a
[00:18:22] développé le rail à l'échelle nationale,
[00:18:25] il a connecté toutes les
[00:18:26] sous-préfectures. Fressinet vraiment
[00:18:28] c'est l'ingénieur du développement des
[00:18:31] infrastructures françaises sous la 3e
[00:18:33] République et ça ça va consolider
[00:18:34] clairement la prospérité française. Et
[00:18:37] puis bien sûr l'époque de Ferri,
[00:18:38] l'exposition universelle de 1889, la
[00:18:41] tour Effel, l'exposition universelle,
[00:18:43] c'est le crédit français. On voit ce que
[00:18:45] la France est capable de produire et
[00:18:47] Thomas Edison s'an
[00:18:50] extrêmement innovant avec des brevets
[00:18:52] avec le concours l'épines et donc le
[00:18:54] crédit français est au sommet. Les
[00:18:57] emprunts français s'arrachent sur les
[00:18:59] marchés internationaux.
[00:19:01] Donc quand la nation a un projet, la
[00:19:03] leçon c'est que la dette se finance chez
[00:19:05] soi. Les épargnants veulent de la dette
[00:19:07] comme au Japon d'ailleurs où là
[00:19:08] maintenant ça devient beaucoup plus
[00:19:09] compliqué. Mais bon si le pays a un
[00:19:12] projet, le plan fressinait, le chemin de
[00:19:14] fer, l'électricité déjà le gaz, les
[00:19:17] gazomètres, les tubes pneumatiques,
[00:19:20] et bien la dette s'absorbe sans aucun
[00:19:21] problème parce qu'on a une politique
[00:19:23] nationale d'innovation. une leçon à
[00:19:25] retenir pour aujourd'hui.
[00:19:27] Et pourtant encore une fois ça c'était
[00:19:30] Paris en 1871.
[00:19:32] Le plan frinet vous voyez le réseau
[00:19:35] ferroviaire qu'il a laissé à la France
[00:19:36] en 1930. Bien sûr Fressinet est mort
[00:19:38] depuis longtemps à ce moment-là mais ça
[00:19:40] c'est les ce sont les conséquences du
[00:19:41] plan Fressinet. le réseau ferroviaire
[00:19:43] actuellement
[00:19:45] et bien sûr les fameuses péniches qui
[00:19:46] sont devenues carrément un bien culturel
[00:19:48] aujourd'hui, on se les arrache pour les
[00:19:51] pénichards qui vivent sur les bords de
[00:19:54] meus de scèes, de rô de saun et cetera.
[00:19:58] C'est devenu même à un moment donné un
[00:19:59] symbole de Paris. La série Islander se
[00:20:01] passait à Paris sur une péniche
[00:20:02] précinait. C'était devenu vraiment un
[00:20:05] symbole de du dolfarnien et parisien si
[00:20:08] vous voulez.
[00:20:10] Bon, maintenant, rentrons dans les
[00:20:11] choses sérieuses. Alors, tout de même,
[00:20:12] je vous ai dit
[00:20:14] la guerre de 100 ans, c'était 305, mais
[00:20:16] la guerre de 100 ans, c'était il y a
[00:20:17] longtemps. Alors forcément ça nous
[00:20:19] concerne moins. Ben, il faut arriver à
[00:20:22] la première guerre mondiale he pour
[00:20:23] toucher une crise comparable à la guerre
[00:20:25] de 100 ans. Là, 1918 270 sur l'échelle
[00:20:29] 5D. En dette, on est à 200 % du PIB.
[00:20:34] Aujourd'hui, on est à 120.
[00:20:36] en destruction. Bon, 10 départements
[00:20:38] dévastés, zones rouges, les mines du
[00:20:39] nord noyé, 60 % de l'acier, 70 % du
[00:20:42] charbon d'avant-guerre dans les zones
[00:20:44] envahies, c'est la misère. En terme de
[00:20:46] deuil, 1.4 million de morts. Donc c'est
[00:20:48] ce qu'il y a de pire après la guerre de
[00:20:49] 100 ans comparé à la taille du pays.
[00:20:52] Dépendance quand même hein, malgré tout,
[00:20:54] on est dépendant de nos créanciers, on
[00:20:55] est dépendant des Américains notamment.
[00:20:58] Dévaluation, alors là, c'est pas une
[00:21:01] dévaluation de 20 % comme on va le
[00:21:03] préconiser dans cette conférence là.
[00:21:05] point carré en 28, c'est une dévaluation
[00:21:08] de 80 %. Voilà, on passe à un nouveau
[00:21:11] franc qui est qui vaut 1/5e du franc
[00:21:13] précédent. Point.
[00:21:16] Dans les mémoires françaises, on l'a
[00:21:18] quasiment pas senti passer. Je pense que
[00:21:20] la plupart des gens dans cette salle
[00:21:21] savaient même pas qu'il y avait eu une
[00:21:22] dévaluation de 80 % en 1928.
[00:21:26] Et c'est dans alors évidemment, il y a
[00:21:28] eu la deuxième guerre mondiale peu de
[00:21:29] temps après 11 ans plus tard, on dirait
[00:21:31] on avait d'autres chats à fouetter.
[00:21:32] Normalement, on s'en souvient d'un truc
[00:21:34] comme ça. Et ben, tourisme local parce
[00:21:37] qu'une dévaluation, c'est quoi ? C'est
[00:21:39] de la stimulation à l'export. Bien sûr,
[00:21:40] vous êtes compétitif à l'export. Le
[00:21:41] tourisme est un export. Le tourisme,
[00:21:43] c'est le client qui vient chez vous,
[00:21:44] mais c'est un export puisque il ramène
[00:21:46] ses devises. Donc quand le tourisme
[00:21:48] dépense son argent chez vous, c'est de
[00:21:49] l'exportation. Et évidemment, quand vous
[00:21:51] avez dévalué, le tourisme explose. Si
[00:21:53] vous ajoutez à ça les congés payés peu
[00:21:55] de temps après, bon
[00:21:57] donc comment on est sorti de cette crise
[00:21:58] ? Alors évidemment impôt sur le revenu.
[00:22:01] Bon à l'époque soi-disant temporaire, il
[00:22:03] y a rien de plus permanent qu'une mesure
[00:22:04] fiscale temporaire, vous le savez. Donc
[00:22:07] l'impô sur le revenu était temporaire,
[00:22:08] la TVA était temporaire, la CSG était
[00:22:10] temporaire. Voilà, mémorisez ça pour vos
[00:22:13] enfants quand on quand ils verront à la
[00:22:15] télé qu'on leur parle d'une d'un impôt
[00:22:17] temporaire.
[00:22:19] Alors, on a une loi sur les dommages de
[00:22:20] guerre. Le Nord est rebâti en seulement
[00:22:22] 10 ans avec des usines modernisées,
[00:22:24] meilleure productivité.
[00:22:27] Par contre, l'Allemagne PA, ça a pas
[00:22:28] marché hein et ça a donné l'occupation
[00:22:30] de la rour, les Allemands qui nous
[00:22:31] détestent et la deuxième guerre mondiale
[00:22:33] qui arrive à grand pas.
[00:22:35] La stabilisation point carré a plutôt
[00:22:36] bien marché mais là où elle a été
[00:22:38] fourbe, c'est que elle a bien sûr jamais
[00:22:40] désavantagé les amis de monsieur
[00:22:42] Pocarré. C'est le peuple français qui a
[00:22:43] bouffé. Ce sont certainement pas les
[00:22:45] financiers qui s'étaient gavés sur la
[00:22:47] gare. Mais bon, on a eu de l'excédent
[00:22:49] budgétaire 18 1929 1930. La France est
[00:22:53] en surplus alors qu'elle sort de la pire
[00:22:55] guerre de son histoire depuis la guerre
[00:22:56] de de 100 ans.
[00:22:59] Donc il faut pas nier une dévaluation,
[00:23:02] faut l'assumer. Ça c'est le c'est la
[00:23:04] leçon. Faut l'assumer, faut l'expliquer
[00:23:06] et surtout faut lui offrir une
[00:23:07] contrepartie.
[00:23:09] Il y en avait pas à l'époque de point
[00:23:10] carré. La contrepartie s'est construite
[00:23:12] toute seule. Tourisme, exportation. Mais
[00:23:15] la vraie contrepartie, si jamais par
[00:23:17] exemple on revient au franc, on sort de
[00:23:19] l'euro et on passe sur un ajustement à 5
[00:23:22] francs par euro, 5 francs anciens, ça
[00:23:24] fait une dévaluation de plus de 20 %. Il
[00:23:26] y a qu'une seule contrepartie à offrir à
[00:23:28] la France, elle est très très simple
[00:23:31] et c'est une énergie à prix coûtant,
[00:23:34] c'est-à-dire on dévalue
[00:23:36] mais le coût de l'énergie est dévalué
[00:23:38] aussi. Et ça en Europe, il y a que la
[00:23:40] France qui peut l'offrir parce que on a
[00:23:42] le parc nucléaire, même si on l'a laissé
[00:23:43] à l'abandon, il est toujours là et on
[00:23:45] peut le relancer. On a les meilleurs
[00:23:48] barrages de toute l'Europe. Pareil, on
[00:23:50] les a laissé à l'abandon. Mais non,
[00:23:52] quand même, on a les meilleurs barrages
[00:23:54] de toute l'Europe. On est le seul pays
[00:23:56] de tout le continent européen qui peut
[00:23:58] proposer un prix de l'énergie dévalué en
[00:24:00] cas d'évaluation monétaire. On est le
[00:24:02] seul pays qui peut dire "Attendez, on va
[00:24:04] dévaluer donc stimuler les exportations,
[00:24:07] stimuler le tourisme et mathématiquement
[00:24:09] détruire notre dette." Parce
[00:24:10] qu'évidemment avec une dévaluation, 97 %
[00:24:12] de la dette est en l'exété en franc.
[00:24:15] Donc 97 % de la dette, vous pouvez la
[00:24:17] dévaluer.
[00:24:19] Et bien si vous offrez un kilw à 10
[00:24:22] centimes, là l'industrie elle va adorer.
[00:24:25] Et pas que l'industrie, l'artisanat, les
[00:24:27] boulangers et cetera. Tous les créateurs
[00:24:30] de richesse en France, si vous leur
[00:24:31] garantissez que l'énergie va être
[00:24:33] dévaluée aussi, là ça s'absorbe sans
[00:24:35] problème. Et encore une fois, le 4 point
[00:24:37] carré, c'était du 80 %.
[00:24:41] Donc dernière crise, bah là c'est
[00:24:43] vraiment la pire de tous les temps pour
[00:24:45] l'histoire de France, c'est 1945.
[00:24:49] Voilà à quoi ressemble Royant, la
[00:24:50] dernière poche, la poche de résistance
[00:24:52] de Royant en 45.
[00:24:56] Alors là, on a tout.
[00:24:58] On a la dette au max, plus de 200 % du
[00:25:01] PIB. On a une destruction maximale, les
[00:25:04] bombardements des ville rasée, 7500
[00:25:08] ponts détruits, des gares 2/3 du parc
[00:25:10] ferroviaire détruit, production
[00:25:12] industrielle qui est même pas la moitié
[00:25:14] de 1938,
[00:25:16] plus d'un million de logements touchés.
[00:25:18] 600000 morts, militaire, déporté, civil,
[00:25:21] servic.
[00:25:24] population plus évidemment tous les
[00:25:26] prisonniers qui ont été absents pendant
[00:25:27] 5 ans. Dépendance, on a une occupation à
[00:25:30] peine levée, on est dépendant du dollar,
[00:25:32] on est dépendant à la aux créanciens
[00:25:35] internationaux et cetera. Et alors en
[00:25:37] terme d'évaluation là, on est au max, on
[00:25:40] a une inflation de 50 % par an entre 45.
[00:25:47] rationnement ticket de rationnement
[00:25:50] le franc est systématiquement dévalué
[00:25:53] une fois deux fois trois fois 4 fois
[00:25:56] et ben la leçon là elle est très simple
[00:25:58] c'est une leçon qu'on peut s'appliquer
[00:25:59] dès aujourd'hui. À 5 % par an pendant 30
[00:26:02] ans, on oublie tout. Tout ça c'est
[00:26:05] oublié si vous faites 5 % de croissance.
[00:26:07] 5, pas 7 comme a pu faire la Chine à une
[00:26:10] époque 5.
[00:26:12] À 5 % de croissance,
[00:26:15] l'inflation est réglée. Bon, il y a eu
[00:26:17] les nationalisations Renault, les
[00:26:18] charbonnages et cetera, le plan marchal,
[00:26:22] la sécurité sociale,
[00:26:24] 5 % de croissance par an,
[00:26:28] ça vous sauve de ça ? Bon ben partons
[00:26:30] là-dessus.
[00:26:33] Donc le bilan de la crise actuelle, bah
[00:26:34] en terme de dette, on est on n'est pas
[00:26:36] bien, c'est le pire. 5 5,8/ 10
[00:26:38] destruction d'œil, on est à zéro
[00:26:40] dépendance, ah oui, on n pas notre
[00:26:43] monnaie, elle est décidée à Francfort.
[00:26:44] Dévaluation, OK, aussi problématique et
[00:26:47] le prix de l'énergie ne fait
[00:26:49] qu'augmenter. Mais voilà ce qui se
[00:26:51] passe, votre dette publique en
[00:26:52] pourcentage du PIB, si jamais vous avez
[00:26:54] 5 % de croissance et 3 % de déficit,
[00:26:58] aujourd'hui on est à 5 ou pas de déficit
[00:27:00] public. Donc la courbe dorée en bas,
[00:27:03] c'est si vous êtes à 5 % de croissance
[00:27:05] et 3 % et 0 % de déficit
[00:27:08] et donc solde primaire nul. Et sinon,
[00:27:10] vous voyez ça se corrige. Faut juste
[00:27:12] être davantage patient. Par contre, si
[00:27:14] on fait rien, voilà la courbe en haut
[00:27:15] qui nous attend.
[00:27:18] Donc indice des 5D par crise, vous voyez
[00:27:19] que 2026,
[00:27:22] c'est la moins mauvaise crise depuis la
[00:27:24] guerre de 100 ans. Ça reste une crise
[00:27:26] mais c'est la moins mauvaise.
[00:27:28] Et encore une fois, tout ça c'est pas
[00:27:30] détruit.
[00:27:32] On peut le renouveler, le reconstruire,
[00:27:33] l'améliorer et avoir comme assise une
[00:27:35] énergie très bon marché. Mais bon,
[00:27:38] puisqu'on parle de crise, mais parlons
[00:27:39] des vraies grosses crises, genre les
[00:27:40] crises de l'humanité, la crise du
[00:27:42] mésolitique, vous savez, au Mésolitique,
[00:27:44] on invente l'agriculture, on change
[00:27:46] complètement de mode de vie, l'air
[00:27:47] glacière est terminée, la mer noire se
[00:27:49] forme. C'était un lac, vous avez un
[00:27:51] tremblement de terre et ça devient une
[00:27:53] mer. C'est une des origines probables du
[00:27:54] mythe du déluge.
[00:27:56] Là, ça rigole beaucoup moins en terme
[00:27:58] d'adaptabilité. Et là, les peuples
[00:27:59] européens doivent faire quelque chose
[00:28:01] quoi. Et à l'époque, ils inventées de
[00:28:03] culture déjà qu'on a oublié aujourd'hui
[00:28:05] qui seraient très intéressantes
[00:28:06] aujourd'hui.
[00:28:08] Voilà à quoi ressemblaient les grands
[00:28:09] peuples d'Europe au mésolitique.
[00:28:12] La complantation
[00:28:14] en italien, on appelle ça Coltour
[00:28:16] Promisquir.
[00:28:18] Donc on plante des des bon on parle
[00:28:19] aussi d'agroforesterie he planter des
[00:28:21] espèces ensemble ça va changer le
[00:28:23] paysage européen. inventé aux
[00:28:25] mésolitiques et ça va demeurer jusqu'à
[00:28:27] l'air moderne où on va l'abandonner
[00:28:29] quand on va faire une agriculture de
[00:28:30] volume.
[00:28:32] Voilà à quoi ressemblait le paysage
[00:28:34] italien avant la politique agricole
[00:28:37] commune et il y avait le bocage normand
[00:28:39] aussi qui était un exemple de
[00:28:40] complation.
[00:28:41] les châteigners en Corse complation avec
[00:28:44] bien sûr les pors notamment et puis ça
[00:28:46] va devenir du patrimoine alcool de
[00:28:48] châteigne polenta de châteigne et cetera
[00:28:51] cochon nourri à la châteignne vous avez
[00:28:53] bien sûr la dehessa en Espagne donc ce
[00:28:57] sont les cochons ibériques qui mangent
[00:29:00] au pied des chaînes parce qu'on est dans
[00:29:01] un territoire où l'agriculture classique
[00:29:04] ne peut pas être implanté on peut pas
[00:29:05] faire du blé dans cette zone c'est
[00:29:07] beaucoup trop pauvre donc on va faire
[00:29:08] une agriculture qui va en fait créer de
[00:29:10] la valeur économique.
[00:29:11] et même au-delà de ça créer de la valeur
[00:29:13] culturelle parce que le sommet de la
[00:29:14] valeur il est culturel
[00:29:17] qui est bonne en République tchèque où
[00:29:19] en fait il faisait des carpes et donc
[00:29:22] des de l'agulture
[00:29:24] et de l'agriculture. Vous trouvez ça en
[00:29:26] Chine, vous trouvez ça au Japon. C'est
[00:29:28] de là que viennent les carpes coilles.
[00:29:30] On les élevait au départ dans les
[00:29:31] risières où elles enrichissaient en
[00:29:34] nitrite les les sols, le riz et elle
[00:29:36] chassaiit bien sûr les espèces
[00:29:38] invasives. Et ensuite, elles vont
[00:29:39] devenir ornementales quand on aura des
[00:29:41] surplus. C'est au patrimoine de
[00:29:43] l'UNESCO. Vous savez qu'une agriculture
[00:29:45] est bonne quand elle devient culturelle.
[00:29:46] Dans agriculture, il y a culture.
[00:29:49] Évidemment, si on disait que labourage
[00:29:50] et pâturage sont les deux mamelles de la
[00:29:51] France et Colbert insiste en disant
[00:29:54] spécifiquement plus que le Pérou.
[00:29:57] Pérou, c'est les mines d'argent mais la
[00:29:59] France n'avait pas le Pérou. à la France
[00:30:01] a mieux réussi que l'Espagne parce
[00:30:03] qu'elle avait compris comment
[00:30:04] financiariser correctement ses
[00:30:06] labourages et ses pâturages. Et le
[00:30:07] sommet de la de la valeur ajoutée, c'est
[00:30:09] la culture.
[00:30:11] Donc en République tchèque, jusqu'à
[00:30:12] récemment, le plat de Noël, c'était la
[00:30:14] carpe. On achetait une carpe qu'on
[00:30:16] mettait dans la baignoire et c'était le
[00:30:18] plat traditionnel de Noël tiré au départ
[00:30:21] d'un plat de subsistence dans des zones
[00:30:23] qui n'étaient pas très arables.
[00:30:27] Tout ça pour vous dire qu'il faut penser
[00:30:28] en espace-temps. La plupart des gens
[00:30:29] n'arrivent pas à penser en espace-temps.
[00:30:31] Regardez ça, c'est plus grand que ça.
[00:30:33] Évidemment dans l'espace, mais en
[00:30:36] espace-temps, les pyramides sont
[00:30:37] beaucoup plus grandes que la bourche
[00:30:40] Khalifa puisque du haut des pyramides 40
[00:30:42] siècles vous contemplent. Donc en
[00:30:44] espace-temps, l'occupation des
[00:30:46] pyramides, elle elles occupent un volume
[00:30:48] dans l'espace, mais elles occupent aussi
[00:30:49] un volume dans l'histoire.
[00:30:51] Et la hauteur historique des pyramides
[00:30:53] est infiniment supérieure à la hauteur
[00:30:55] historique de la Bourche Khalifa qui
[00:30:57] n'existe que de d'à peine plus une
[00:30:59] décennie.
[00:31:00] Et bien les grands leaders dans
[00:31:03] l'histoire de civilisation pensent en
[00:31:04] espace-temps.
[00:31:06] La terre on lui donne de la valeur dans
[00:31:08] le temps. C'est pas seulement un
[00:31:10] hectare, c'est un hectare temps, un
[00:31:13] hectare décennies, un hectare siècle.
[00:31:16] L'idéal, c'est l'hectare siècle. Ça
[00:31:17] c'est la Bourgogne, la Champagne.
[00:31:19] Hectare siècle.
[00:31:21] Mais le secret du progrès, c'est de
[00:31:22] transformer l'exception en règle
[00:31:24] générale. Regardez l'alphabétisation,
[00:31:26] par exemple, c'était une exception au
[00:31:27] Moyen-Âge. Aujourd'hui, c'est une règle
[00:31:29] générale. Vous comprenez la valeur
[00:31:30] économique d'avoir une alphabétisation
[00:31:32] générale pour les Chinois que tout le
[00:31:34] monde soit alphabétiser, ça aurait été
[00:31:35] complètement fou si on avait dit au
[00:31:37] Mandarin, au Moyen-Âge,
[00:31:39] l'air médiévale chinoise, attendez, un
[00:31:41] jour tous les Chinois sauront lire.
[00:31:43] C'est pas possible. C'est une langue
[00:31:45] beaucoup trop dure à apprendre, à lire
[00:31:46] et à écrire plus de 50000 idéogrammes.
[00:31:48] Aujourd'hui, tous les Chinois savent
[00:31:49] lire et écrire. La valeur économique
[00:31:51] s'en ressent immédiatement. Le progrès,
[00:31:53] c'est de transformer des exceptions
[00:31:55] valables en règle générale. Les
[00:31:58] exceptions qui font que la France a suc
[00:31:59] cultiver des hectares temps et donner de
[00:32:01] la valeur à sa terre dans un temps très
[00:32:03] long qui sur le plan bancaire se ressent
[00:32:05] devenir la norme.
[00:32:08] Autrement, si on est piégé par le
[00:32:10] volume, mais on va continuer à voir des
[00:32:11] agriculteurs qui déversent leur lait sur
[00:32:13] les autoroutes parce que vous devez
[00:32:15] produire du volume. Il y a pas d'héctar
[00:32:17] temps, il y a pas il y a pas de valeur
[00:32:18] culturelle. Vous faites un bien fible,
[00:32:20] un litre de lait en voit un autre. Ou
[00:32:23] alors au contraire, vous sortez de la
[00:32:24] fongibilité. un 5 hectare au lait de
[00:32:27] saler fermier ne vaut pas un autre
[00:32:30] fromage.
[00:32:32] Et on va revenir spécifiquement
[00:32:34] là-dessus parce qu'aujourd'hui, on
[00:32:35] pourrait avoir une hyper révolution
[00:32:36] mésolitique dans le sens où on a ce
[00:32:38] qu'on avait pas au misolitique,
[00:32:39] c'est-à-dire l'écriture, la finance, la
[00:32:41] monnaie, la banque.
[00:32:43] En Italie, j'en avais parlé dans une
[00:32:44] autre conférence ici même il y a 2 ans,
[00:32:46] vous avez le crédit Émilien qui fournit
[00:32:49] des crédits et du fond de roulement avec
[00:32:51] comme gage les routes parmesans. Donc le
[00:32:53] parmesan est mis en banque et ça c'est
[00:32:55] une pratique qui remonte à la
[00:32:56] renaissance. Justement avant 1453,
[00:33:00] vous pouviez avoir un prêt contre vos
[00:33:01] routes parmesan qui s'affinent, qui
[00:33:03] prennent de la valeur. On pourrait faire
[00:33:05] ça avec les forêts, on pourrait faire ça
[00:33:06] avec les terrains agradés, on pourrait
[00:33:07] faire ça avec le miel, avec le vin, avec
[00:33:09] plein de choses, avec le cognac, on
[00:33:10] commence déjà à le faire. Il faut le
[00:33:12] systématiser. Il nous faut un secteur
[00:33:14] bancaire qui embrasse la bourage des
[00:33:15] pâturages parce que sinon aujourd'hui
[00:33:17] bien sûr l'économie française de la
[00:33:18] partie agricole, c'est même pas 3 %.
[00:33:20] Tout le reste c'est des services. On est
[00:33:22] une industrie hautement transformative.
[00:33:23] Ça veut pas dire qu'il faut renier les
[00:33:26] origines réelles de la prospérité
[00:33:27] française. Simplement, il faut les
[00:33:28] intégrer avec un système bancaire
[00:33:31] financier qui soit parfaitement adapté à
[00:33:33] notre terre.
[00:33:38] une réflexion sur deux notions purement
[00:33:41] philosophiques, l'étchéité et l'idéité.
[00:33:44] Vous allez voir que ces notions
[00:33:45] philosophiques sont très importantes
[00:33:47] dans la grande renaissance française.
[00:33:49] Elon Musk explique les origines de sa
[00:33:51] prospérité et il est sincère. Il dit "Je
[00:33:54] me fous complètement des concurrents. Je
[00:33:56] cherche juste à faire le produit
[00:33:57] platonicien idéal. Je prends mon
[00:33:59] produit, je lui enlève ce qui doit être
[00:34:01] enlevé. Mon seul concurrent, c'est
[00:34:03] moi-même. Je me fous de savoir que
[00:34:05] Porsche a fait une voiture électrique.
[00:34:06] Et d'ailleurs, Porsche n'est pas
[00:34:07] compétitif contre Tesla aujourd'hui sur
[00:34:08] les marchés. En tout cas, quand on voit
[00:34:09] les parts de marché, le calcul est vite
[00:34:11] fait. Même BYD ne fait pas les marges
[00:34:14] que fait Tesla. Et BYD a des problèmes
[00:34:17] aussi. Ils achètent leur propre voiture
[00:34:18] en Chine. Ils ont tout un réseau avec
[00:34:20] des des de la fausse occasion pour faire
[00:34:23] gonfler leurs chiffres de vente où ils
[00:34:25] vont acheter leur propre voiture pour
[00:34:26] donner des chiffres de ventes très
[00:34:27] élevés. Et ça commence à se voir même
[00:34:29] les analystes chinois le rapportent dans
[00:34:31] les quotidiens chinois.
[00:34:33] Bah Tesla fait pas ça. Ils ont pas
[00:34:34] besoin d'acheter leur propre voiture.
[00:34:37] Pareil pour SpaceX. Elon Musk dit
[00:34:39] vraiment mon seul concurrent c'est
[00:34:41] moi-même, je cherche à faire le produit
[00:34:42] platonique idéal. Ça c'est l'idéité
[00:34:45] ou la platonicité si vous voulez le
[00:34:47] produit tel que il serait dans le dans
[00:34:50] la sphère des idées. Le produit
[00:34:51] débarrassé de tout ce qui est inutile.
[00:34:53] Comme avait dit Saint Exupéri, la
[00:34:56] perfection est atteinte quand il n'y a
[00:34:57] plus rien à enlever.
[00:34:59] Bien, en appliquant cette règle,
[00:35:02] Elon Musk exporte des voitures en Europe
[00:35:03] alors que le marché européen de la
[00:35:05] voiture est catastrophique. Regardez le
[00:35:08] groupe Volkswagen, regardez le groupe
[00:35:09] PSA et cetera. Tesla se porte super bien
[00:35:12] en Europe. La Giga Factory tourne à
[00:35:13] plein. Le modèle 3 a été le modèle le
[00:35:15] plus vendu d'automobiles tout courts,
[00:35:17] pas seulement électriques, dans cinq
[00:35:19] pays différents.
[00:35:21] Vous remarquez à quel point il est
[00:35:22] platonique. C'est une goutte d'eau avec
[00:35:25] une CX, une pénétration dans l'air qui
[00:35:26] est optimisée pour réduire la dépense de
[00:35:28] batterie et c'est tout.
[00:35:31] Là, vous voyez l'idéité à l'œuvre chez
[00:35:34] SpaceX. C'est la raison pour laquelle
[00:35:36] SpaceX est entré en bourse pour plus de
[00:35:38] 1000 milliards et c'est la raison pour
[00:35:39] laquelle Scott Besent aujourd'hui dit
[00:35:41] "Vous savez notre dette, on va on va en
[00:35:42] sortir par la croissance. Ils sont
[00:35:44] crédibles, sauf que bon, il y a qu'un
[00:35:45] seul Elon Musk, attention." Mais c'est
[00:35:47] vrai quand vous avez des gens comme ça
[00:35:49] qui vous font une entrée en bourse à
[00:35:50] 1000 milliards parce qu'ils sont
[00:35:52] crédibles dans l'idée de pouvoir envoyer
[00:35:53] des data centers dans l'espace, oui, la
[00:35:56] dette elle est beaucoup plus soutenable.
[00:35:57] Vous pouvez la gérer, c'est pas une
[00:35:58] bonne chose, c'est même une mauvaise
[00:35:59] chose, mais bon, elle vous fait beaucoup
[00:36:01] moins mal. Bah quand vous avez quelqu'un
[00:36:03] qui peut transformer le moteur 1 en le
[00:36:06] moteur 3 qui est beaucoup plus
[00:36:08] performant, qui consomme moins de
[00:36:09] carburant et qui est moins cher à
[00:36:10] produire et moins cher à opérer et qui a
[00:36:12] beaucoup moins de pièces, votre
[00:36:14] industrie a du crédit.
[00:36:18] Du coup, ce qui est platonique, ce qui
[00:36:19] est dans l'idéité, ça envahit le monde.
[00:36:23] Le produit idéal, naturellement, il
[00:36:25] envahit les marchés. Il se retrouve
[00:36:26] partout. Il est de bonne alloi. C'est
[00:36:29] pour ça qu'Elon M va vous sortir une
[00:36:31] Terrafab. Oui, après Giga, vous avez
[00:36:33] Terra. Alors la Giga Factory, elle
[00:36:35] faisait cette taille là, était déjà plus
[00:36:36] grande que le Pentagone pour faire les
[00:36:37] batteries des Tesla, plus grande que
[00:36:39] l'Apple Park.
[00:36:41] Et ben la Terrafab, ça va être quatre
[00:36:43] fois Central Park et il est en train de
[00:36:45] la construire et ce sera pour fabriquer
[00:36:47] des semiconducteurs, fabriquer des puces
[00:36:49] pour les besoins de SpaceX, pour les
[00:36:51] data center américains.
[00:36:53] Et puis vous voyez l'idéité continue, de
[00:36:57] plus en plus platonique. Ça c'est le
[00:36:59] Cyber Cap qui marche hein, il
[00:37:01] fonctionne. Ce truc marche. La voiture
[00:37:03] est autonome. Elle est testée à enf elle
[00:37:05] est même pas testée, elle est
[00:37:05] opérationnelle à Austin. Vous pouvez la
[00:37:08] commander sans chauffeur. Elle vient
[00:37:09] chercher vos enfants à l'école.
[00:37:10] Aujourd'hui, ça marche. Et oui, en
[00:37:12] France, on avait plein de gens qui nous
[00:37:14] disaient que c'était impossible.
[00:37:17] L'opposé de l'étchéité n'est pas une
[00:37:19] mauvaise chose. De l'idéité, pardon,
[00:37:20] n'est pas une mauvaise chose. Ça
[00:37:23] s'appelle l'chéité en français. En
[00:37:24] anglais, on ditess,
[00:37:26] le caractère qui fait que quelque chose
[00:37:28] est cette chose précisément. Alors,
[00:37:31] c'est simple, hein. La zisness, c'est
[00:37:35] Un Bourgogne, c'est ce climat, c'est ce
[00:37:38] clos, c'est cet endroit là. En plus,
[00:37:39] c'est une vieille bouteille, vous voyez,
[00:37:40] c'est rouge brique. Ça part en ruby. On
[00:37:43] est sur une bouteille qui a plus de 40
[00:37:47] Dans les climats de Bourgogne, ça fait
[00:37:49] partie des lois de l'appellation.
[00:37:51] Le plus haut doit être la partie la plus
[00:37:53] précise. Donc plus une bouteille de
[00:37:55] Bourgogne est précisée dans son
[00:37:56] étiquette, c'est pas nuit Saint-George
[00:37:59] ou haute côte de nuit. Non non, un grand
[00:38:01] cru, c'est ce clos, ce climat, cet
[00:38:03] endroit précis. Alors là, on est sur de
[00:38:05] l'hectar temps, on est sur de l'hectar
[00:38:07] décennies, de l'hecte siècle
[00:38:09] précisément. Là, vous maximisez la
[00:38:11] valeur. Ça c'est une bouteille à 10000
[00:38:12] balles.
[00:38:14] L'chéité et l'idéité ne sont pas en
[00:38:17] compétition.
[00:38:19] Un pays qui veut la prospérité doit
[00:38:21] maîtriser les deux. L'chéité
[00:38:24] vient de Don Scott, un moine donc un
[00:38:27] prêtre catholique à Oxford qui essayait
[00:38:30] de résoudre un problème qui avait été
[00:38:31] posé par Avissen
[00:38:33] et ensuite à peu près à la même époque
[00:38:35] Alhazali et puis plus tard contemporain
[00:38:37] de d' Scott ibn Arabi parce que la
[00:38:39] langue arabe avait des mots vous savez
[00:38:41] ce sont eux qui ont traduit Aristote et
[00:38:43] cetera donc c'est comme ça que les
[00:38:45] prêtres les moines d'Oxford étudiaient
[00:38:47] Aristote avec les fameux commentaires
[00:38:49] d'Averes et et d'Avisen. Et la langue
[00:38:51] était adaptée pour poser ces questions,
[00:38:54] mais la question a été résolue par Don
[00:38:55] Scott qui a inventé ce terme latin
[00:38:59] deité, le fait d'être cela précisément,
[00:39:03] l'opposé de l'idéal platonique.
[00:39:07] Bah, vous avez donc les deux. Regardez
[00:39:08] les Chinois par exemple aujourd'hui, ils
[00:39:11] ont fait mal à Apple parce qu'Apple a
[00:39:12] annoncé il y a 2 jours son iPhone duo et
[00:39:15] on voit que c'est le Xiaomi en fait. On
[00:39:17] se dit "Mais attendez, d'habitude c'est
[00:39:18] pas les Chinois qui copient Apple ?"
[00:39:19] Non, les Chinois, ils copient leur
[00:39:20] propre futur maintenant. Ils ont atteint
[00:39:22] un niveau où ils cherchent juste à
[00:39:24] copier leur futur. Les Chinois, c'est
[00:39:26] c'est la civilisation qui a le plus
[00:39:27] innové de l'histoire de l'humanité. Ils
[00:39:29] ont inventé la boussole, ils ont inventé
[00:39:30] le papier, le papier modèle, les
[00:39:31] concours de la fonction publique, le
[00:39:33] sismographe, les fusées multiétage, la
[00:39:35] poudre noire. On va pas leur apprendre à
[00:39:37] innover aux chinois. La porcelaine,
[00:39:38] c'est nous qui l'avons copié de chez
[00:39:39] eux. C'est pas eux qui l'ont copié de
[00:39:41] chez nous. C'est Louis XIV qui avec
[00:39:42] Colbert va faire la manufacture de Sèvre
[00:39:44] pour qu'on soit pas dépendant d'eux.
[00:39:47] Donc, les Chinois ont eu leur siècle
[00:39:48] d'humiliation. Et maintenant ils
[00:39:49] innovent tout seul. Ils continuent bien
[00:39:52] sûr à nous prendre en exemple. Nous
[00:39:54] c'est plutôt les Américains pour lia.
[00:39:56] Mais là pour le coup le cas de l'Alphone
[00:39:57] duo versus le Xiaomi 18 montre bien que
[00:39:59] les Chinois ils copient leur propre
[00:40:01] futur. Point. Et leur propre futur ils
[00:40:03] le platonisent, ils l'idéalisent. En
[00:40:05] l'idéalisant, ils arrivent à une
[00:40:06] solution à laquelle Apple arrive l'année
[00:40:08] suivante.
[00:40:10] Comme je vous l'ai dit, les produits
[00:40:12] idéaux envahissent l'espace. Une fois
[00:40:15] que le trombone a trouvé sa forme
[00:40:17] idéale, on le retrouve partout. Une fois
[00:40:19] que l'épingle à cheveux a trouvé sa
[00:40:21] forme idéale, on la retrouve partout.
[00:40:22] Une fois que l'épingle à nourrice a
[00:40:23] trouvé sa forme idéale, on la retrouve
[00:40:25] partout. Elle n'a pas changé. Pareil
[00:40:27] pour le bic qui est aussi dans l'idéité
[00:40:29] parfaite. Ça c'est une une des façons de
[00:40:32] créer de la valeur. Et la France a une
[00:40:34] longue tradition aussi là-dedans. Faut
[00:40:35] pas du tout croire. Le cas des des
[00:40:37] péniches fressinet était un petit
[00:40:38] exemple mignon mais on a plein
[00:40:40] d'exemples beaucoup plus frappants dans
[00:40:41] l'histoire française. Mais je vais vous
[00:40:42] parler de l'étéité.
[00:40:45] La zisness, on la retrouve dans les
[00:40:47] films de Quentin Tarentino. Ce qui fait
[00:40:48] que les films de Quentin Tarentino ici
[00:40:50] vous avez Réservoir Dogs. Ce qui fait
[00:40:52] qu'ils sont intéressants, c'est qu'il
[00:40:54] met énormément de disness dans ses
[00:40:55] scènes et dans ses personnages.
[00:40:57] Qu'est-ce que vous mangez ? Des
[00:40:58] hamburgers ? Non mais quel hamburger ?
[00:41:00] On mange des big kauna burgers. C'est
[00:41:02] dans P Fiction. Palme d'or à canne
[00:41:04] remise par Clint Swood. Les films de
[00:41:06] Tarentino maximisent la disne, ce qui la
[00:41:08] mémorabilité. Quand il y a beaucoup de
[00:41:11] Disney, on sort du cliché. Ça ça vient
[00:41:13] de la littérature française he Prou,
[00:41:15] Balzac, Flobert, Zola bien sûr Céline
[00:41:19] maximum de disness dans leur
[00:41:21] description. un mot passant, vous
[00:41:23] regardez une description, un portrait de
[00:41:24] mot passant, la disness, l'échité est
[00:41:27] maximisée.
[00:41:30] Et puisqu'on est dans le registre de la
[00:41:31] pisotière, bah vous avez eu
[00:41:34] du champ qui voulait mettre de la disne
[00:41:37] dans une pistautière. C'était
[00:41:38] complètement
[00:41:40] comique, mais il y avait une notion
[00:41:42] intelligente là-dedans, c'était "J'en ai
[00:41:43] marre de voir des trucs mass produits"
[00:41:45] parce que c'est vrai qu'à la fin du 19e
[00:41:47] siècle, la production de masse étant
[00:41:48] arrivée, on est entouré de choses qui
[00:41:50] sont produits en masse. Et donc du champ
[00:41:53] invente un terme qu'il appelle
[00:41:54] inframince. C'est très intelligent comme
[00:41:56] terme. Un inframince, c'est la
[00:41:58] différence entre deux produits qui
[00:41:59] sortent du même moule. Alors, on a tout
[00:42:01] fait pour les rendre pareil, mais
[00:42:02] l'inframince, c'est le truc mais malgré
[00:42:04] tout, le moule, il est pas parfait.
[00:42:05] C'est la deuxième production et cetera.
[00:42:07] Il appelle ça un infram. Et donc il sort
[00:42:09] la pistotière, il lui met un un nom
[00:42:12] d'artiste dessus. Elle est évidemment
[00:42:13] refusée euh au salon où il voulait
[00:42:15] l'exposer. C'était un salon où n'importe
[00:42:17] qui pouvait exposer. Alors il voulait un
[00:42:18] peu se d'eux. Si vous payez 6
[00:42:20] dollars, vous pouviez exposer. Alors il
[00:42:21] met ça puis ils ont pas le droit de le
[00:42:23] refuser parce que le les statuts sont
[00:42:25] très clairs. Mais ils le mettent à
[00:42:27] l'écart. Bon et ben l'inframince. Bah
[00:42:30] tout ça pour vous dire qu'en fait on
[00:42:32] peut faire cohabiter
[00:42:35] idéité et idéité.
[00:42:38] Et quand les deux cohabitent, ça fait
[00:42:40] des des pics de valeur. Par exemple, le
[00:42:42] timbre le plus le timbre le plus cher de
[00:42:44] l'histoire de l'humanité, c'est le
[00:42:45] Curtis Jenny inversé. Donc c'est un
[00:42:47] timbre, c'est produit en masse, ça n'a
[00:42:49] aucune disness, c'est un timbre.
[00:42:52] Mais il y en a eu un lot qui a été
[00:42:54] imprimé à l'envers. Et ce lot de 100
[00:42:56] timbres, bon, on en a plus un seul
[00:42:57] aujourd'hui. Je crois qu'il y en a que
[00:42:58] deux dans le monde, plus qu'un
[00:42:59] maintenant, vendu 2 millions de presque
[00:43:02] 3 millions de dollars. 288
[00:43:04] plus de 2 millions à l'époque.
[00:43:07] Donc on peut mélanger disness et
[00:43:11] idéité et quand on mélange les deux, on
[00:43:13] maximise la valeur. Autre exemple, la
[00:43:16] robe mondrillant parce que qui fait ça
[00:43:17] en France ? la haute couture. La
[00:43:19] tradition de la haute couture c'était
[00:43:20] exactement de mélanger les deux parce
[00:43:23] que vous avez d'abord une idéité, une
[00:43:25] robe parfaite qui est sur le mais
[00:43:27] ensuite une échéité parce qu'elle doit
[00:43:29] soir, elle doit être saante, elle doit
[00:43:31] être imp les normes syndicales de de la
[00:43:34] haute couture en France. Vous avez des
[00:43:35] textes de loi comme pour le Bourgogne,
[00:43:37] il y en a vraiment des paquets. Et la
[00:43:40] haute couture, bah c'est pas un hasard
[00:43:41] he si Hermè LVMH et cetera maximise la
[00:43:43] valeur en France. Ça dans l'esprit
[00:43:45] français, c'est quelque chose qu'on
[00:43:47] pourrait généraliser au-delà simplement
[00:43:49] de la mode et du luxe parce que c'est un
[00:43:52] esprit qu'on peut séparer de
[00:43:54] l'industrie. Il se manifeste dans cette
[00:43:56] industrie, il a pris corps dans cette
[00:43:57] industrie. Mais cette âme de mélanger
[00:43:59] subtilement échéité et idéité, on
[00:44:03] pourrait l'appliquer à plein d'autres
[00:44:04] industries. Et les gens qui arrivent à
[00:44:06] faire la synthèse en général vont
[00:44:08] devenir très prospères. Regardez les
[00:44:09] Chinois, seule civilisation qui a réussi
[00:44:11] à faire la synthèse du capitalisme et du
[00:44:13] communisme. En faisant cette synthèse,
[00:44:16] les Chinois ont atteint un niveau, une
[00:44:17] sorte d'économie mixte très particulière
[00:44:19] où ils ont bon une part de l'État dans
[00:44:22] l'économie qui est colossale, qui est
[00:44:23] réel hein, qu'on peut absolument pas
[00:44:24] nier mais en même temps ils sont
[00:44:26] parvenus après MAO à avoir un des
[00:44:28] meilleurs secteurs au monde pour la
[00:44:29] libre entreprise avec quelques bémoles
[00:44:31] prêt comme on l'a vu avec Alibaba.
[00:44:34] Les Japonais aussi ont réglé ce problème
[00:44:35] et c'est pas un hasard s'ils font de la
[00:44:37] haute valeur ajoutée avec la notion de
[00:44:39] wabisabi. En fait en s'opposant aux
[00:44:41] porcolaines chinoise trop parfaite, les
[00:44:43] Japonais à la Renaissance japonaise
[00:44:45] enfin au 16e siècle vont assumer les
[00:44:47] défauts dans leurs produits manufacturés
[00:44:48] et vont dire que les défauts augmentent
[00:44:50] la valeur. Ça s'appelle le wabisabi.
[00:44:52] Assumer que le défaut augmente la valeur
[00:44:54] du produit. Donc on voit la trace de la
[00:44:55] main dans un pot en terre cuite par
[00:44:58] exemple. Et ça c'est encore très présent
[00:45:00] dans la culture japonaise aujourd'hui.
[00:45:03] Donc ce mélange entre disness et Dité,
[00:45:06] vous le revoyez comme pour du champ.
[00:45:09] Dans tout un tas de produits qui ont été
[00:45:10] produits en masse. Ça, ce sont par
[00:45:11] exemple des douilles d'OBU pendant la
[00:45:13] deuxième guerre mondiale. Les poilul est
[00:45:15] transformé en vase. On transforme un
[00:45:17] produit manufacturé en masse en quelque
[00:45:20] chose de très particulier.
[00:45:22] Le Colt 1911, un des pistolets les plus
[00:45:24] produits au monde et un des meilleurs.
[00:45:27] Et bien, il est produit en masse mais
[00:45:28] les soldats américains vont y mettre le
[00:45:30] portrait de leur fiancé dans la crosse.
[00:45:33] On appelle ça les sweet heart grip.
[00:45:35] C'est un exemple de mélange, d'idéité et
[00:45:38] d'échéité.
[00:45:40] Mais l'échéité maximale, quand vous la
[00:45:43] mettez dans la terre, vous maximisez sa
[00:45:45] valeur. Vous ne pouvez pas produire plus
[00:45:46] de richesse à l'hectare que quand vous
[00:45:48] avez fait un hectare siècle et un
[00:45:51] hectare culture. Parce que au-delà de
[00:45:53] l'hectare siècle, vous avez l'hecte
[00:45:54] culture. Typiquement, comme je vous ai
[00:45:57] dit, les canaux tchèqus sont maintenant
[00:45:59] au patrimoine de l'UNESCO. C'est aussi
[00:46:01] simple que ça. Le repas gastronomique
[00:46:03] des Français est au patrimoine de
[00:46:04] l'UNESCO. La charpente de tradition
[00:46:05] française est au patrimoine de l'UNESCO.
[00:46:07] euh l'équitation de tradition française
[00:46:09] est au patrimoine de l'UNESCO et cetera
[00:46:11] et cetera. Donc hectare hectare siècle
[00:46:15] hectare culture à ce programme. Mais
[00:46:18] bon, on est là pour parler de
[00:46:19] prospérité.
[00:46:22] Pendant longtemps, l'idéité en
[00:46:24] architecture, ça fait des dégâts. Vous
[00:46:26] savez, Adolphe Loss a dit
[00:46:27] l'ornementation est un crime. Donc pour
[00:46:29] lui, ça c'était moche. C'était même un
[00:46:30] crime. Et ça c'était beau.
[00:46:33] Bon, on est d'accord que Adolpos il
[00:46:35] s'est trompé. Je vous apprendrai rien en
[00:46:37] vous disant que c'était un ultrafasciste
[00:46:38] eugéniste qui voulait butter et
[00:46:40] stériliser des centaines de milliers de
[00:46:41] personnes. On continue à enseigner son
[00:46:43] point de vue dans certaines écoles
[00:46:44] d'architecture alors qu'on cancelle
[00:46:47] d'autres personnes pour moins que ça. Je
[00:46:48] veux dire, on a voulu cancel colbert au
[00:46:50] passage pour le code noir alors que
[00:46:51] c'est son fils et que le code noir était
[00:46:52] un progrès par rapport au tingris qui se
[00:46:54] faisait avant. C'est évidemment quelque
[00:46:56] chose de condamnable avec notre lumière
[00:46:57] actuelle. ça va de soi. Mais à l'époque,
[00:46:59] la France était très au-dessus de ce qui
[00:47:01] se faisait ailleurs dans les colonies
[00:47:03] notamment anglaises. Mais pour parler
[00:47:05] des anglais à l'époque victorienne, bah
[00:47:08] il faisait ça dans les égouts. Voilà,
[00:47:10] décorit les égouts. Ça encore une valeur
[00:47:13] culturelle aujourd'hui.
[00:47:15] J'étais en Pologne l'année dernière à
[00:47:17] Vroave, Vroclave. Ils ont un château
[00:47:20] d'eau comme ça. Ça c'est un château
[00:47:21] d'eau qui aujourd'hui est une galerie
[00:47:23] d'art. Ça c'est un château d'eau à
[00:47:25] Chicago 1869.
[00:47:28] et un château d'eau à Manheim.
[00:47:30] Et ben il y a tout un tas d'études. Donc
[00:47:32] voilà le le plan du château d'eau à
[00:47:33] Chicago. Tout un tas d'études vous
[00:47:35] disent qu'en fait la beauté est un bien
[00:47:37] public local, qu'elle augmente la
[00:47:39] valeur. Vous avez un effet d'Otinctif
[00:47:43] se vend 15 % plus cher. Les immeubles
[00:47:45] voisins captent 9 %. La forme
[00:47:48] distinctive peut coûter jusqu'à 25 %.
[00:47:51] Plus cher à produire. Mais bon, elle est
[00:47:52] déjà récupérée puisqu'elle rapporte 15 %
[00:47:54] de plus tout de suite mais en plus 9 %
[00:47:56] tout autour. Ça y est, c'est récupéré.
[00:47:59] Et puis aujourd'hui, en réalité, la
[00:48:00] pierre de taille et cetera, ça coûte
[00:48:02] vraiment pas cher. C'est une c'est une
[00:48:04] erreur de croire que la filière pierre
[00:48:05] de taille est coûteuse aujourd'hui. Elle
[00:48:07] ne l'est plus du tout. D'ailleurs, il y
[00:48:09] a un village en Angleterre qui a été
[00:48:10] fait en pierre de de taille par le
[00:48:11] prince Charles, maintenant le roi
[00:48:12] Charles. Ça fait partie des clichés. On
[00:48:15] nous dit "Non, non, construire tout
[00:48:16] carré et cetera, ça coûte moins cher,
[00:48:17] c'est faux."
[00:48:19] Euh et on a tout un tas de preuves sur
[00:48:21] le retour sur investissement de la
[00:48:23] scèquness, le fait que ce soit beau.
[00:48:26] D'ailleurs, le lait taxe le système
[00:48:28] nerveux. Vous avez tout un tas d'études
[00:48:29] scientifiques qui le démontrent. Boring
[00:48:31] is worse than nothing. C'est un bâtiment
[00:48:34] qui est ennuyeux et pire que rien et
[00:48:35] pire que d'avoir mis pas de bâtiments.
[00:48:37] Et ça, ce sont des études scientifiques
[00:48:38] qui le démontrent.
[00:48:40] La valeur d'option et la seconde vie,
[00:48:41] bah font que pareil, votre bâtiment, il
[00:48:42] est là pour 200 ans donc la valeur est
[00:48:45] plus grande aussi. Et comme je vous l'ai
[00:48:46] dit, il faut un secteur bancaire qui
[00:48:47] soit capable de le faire et de le
[00:48:48] prendre en compte. Ça pour la prospérité
[00:48:51] nationale, c'est très important. Vous
[00:48:52] devez mettre de la culture dans tout ce
[00:48:53] que vous faites. Quand vous mettez de la
[00:48:55] culture dans un produit, vous augmentez
[00:48:56] sa valeur. D'ailleurs, Peter Drucker, un
[00:48:58] des pontes du management américain,
[00:49:00] disait "La culture mange la stratégie au
[00:49:02] petit-déjeuner." Sous-entendu, une
[00:49:03] entreprise qui a une culture n'a même
[00:49:05] pas besoin de stratégie. Si elle peut se
[00:49:07] guider par sa culture, elle va passer
[00:49:09] toutes les crises. Exemple, Nintendo.
[00:49:10] Nintendo est une entreprise qui est
[00:49:12] aussi vieille que la Tour Effel. Elle a
[00:49:14] vu passer les flippers, les jeux de
[00:49:16] cartes, les juk box, les Legos, les jeux
[00:49:17] électroniques, internet, les réseaux
[00:49:19] sociaux. Elle est toujours là, elle fait
[00:49:20] toujours de l'argent parce qu'elle a une
[00:49:22] culture. Pareil pour Hermes et pareil
[00:49:24] pour tout un tas de grandes entreprises
[00:49:25] françaises. Et ben il faut mettre de la
[00:49:27] culture partout. Ça doit pas être
[00:49:28] l'exception, ça doit être la règle. Si
[00:49:30] les Allemands à l'époque que la Silésie
[00:49:33] faisait partie de l'Empire allemand où
[00:49:35] les Anglais sont capables de mettre de
[00:49:37] la culture respectivement dans des
[00:49:39] égouts ou dans un château d'eau, on doit
[00:49:42] reprendre ça et admettre que nous devons
[00:49:44] mettre de la culture dans tout ce que
[00:49:45] nous fabriquons en France. Ça ça peut
[00:49:47] nous faire du 5 % de PIB surtout si
[00:49:49] c'est financiarisé ensuite si ce que je
[00:49:51] vous ai indiqué ces 9 % et cetera sur la
[00:49:54] valeur des biens autour sont pris en
[00:49:56] compte par nos banques et que nos
[00:49:57] banques innovent en la matière notamment
[00:49:59] pour bailler des fonds.
[00:50:01] D'ailleurs, à l'époque au Moyen-Âge,
[00:50:02] quand je vous ai parlé de la complation,
[00:50:05] le fait de planter plusieurs espèces
[00:50:07] ensemble, mais il y avait des beaux un
[00:50:09] bail médiéval de complation où on vous
[00:50:12] donnait un terrain si et seulement si
[00:50:14] vous le complantiez avec une charte bien
[00:50:16] précise qui était fixée par les abayes
[00:50:18] et par les ducs parce qu'on savait que
[00:50:19] le terrain allait prendre de la valeur.
[00:50:21] Donc vous aviez des bails de complaient
[00:50:24] fixés au Moyen-Âge. Et bien il faut se
[00:50:26] dire que l'histoire c'est une boîte à
[00:50:27] outil. on doit pouvoir taper dedans. Il
[00:50:29] faut pas se dire "ça on est dans le
[00:50:30] progrès, jetons tout ce qu'on a fait
[00:50:32] avant." Non, l'histoire est une boîte à
[00:50:33] outil. Parfois, il faut ressortir
[00:50:35] certains outil de l'histoire, les
[00:50:36] réutiliser aujourd'hui et les
[00:50:38] moderniser, par exemple, en les
[00:50:40] bancarisant, en leur associant la
[00:50:41] finance, l'intelligence artificielle,
[00:50:43] que sais-je ?
[00:50:46] D'où ma conclusion,
[00:50:49] je vous ai dit pour faire, donc le but
[00:50:51] de cette conférence, c'est de vous dire
[00:50:52] que si on fait 5 % de croissance et
[00:50:54] qu'on réduit notre déficit à 3 %, ce qui
[00:50:56] est possible, c'est bon, la dette n'est
[00:50:58] plus un problème. C'est réglé. Ça y est.
[00:51:00] Et on a connu bien pire. Encore une
[00:51:02] fois, pendant les trend glorieuses, on a
[00:51:03] fait plus de 5 % de croissance et notre
[00:51:05] appareil était ravagé. Alors, certains
[00:51:07] vont dire "Oui, mais justement, on a
[00:51:08] fait 5 % de croissance" en
[00:51:10] reconstruisant. Ben très bien, mais dans
[00:51:11] ce cas-là, reconstruisons notre futur.
[00:51:14] Imitons notre futur comme font les
[00:51:15] Chinois.
[00:51:16] D'où cette notion d'idéité ? C'est ce
[00:51:19] qu'a fait Fressinet aussi. Fressinet n'a
[00:51:21] pas reconstruit ce qui avait été
[00:51:22] détruit. Il a vu, il a visualisé un
[00:51:24] futur et ce futur, il l'a réalisé avec
[00:51:27] des axes comme le chemin de fer, les
[00:51:28] canaux, les péniches, le financement,
[00:51:30] l'accès au crédit, la banque et cetera.
[00:51:33] Et bien ma dernière recommandation
[00:51:37] puisqu'on a vu qu'il y avait la notion
[00:51:39] fiscale dans toutes les crises, mais on
[00:51:40] va pas rajouter un impôt en France, on
[00:51:42] est les champions du monde de création
[00:51:43] d'impôts. On est exceptionnel là-dedans.
[00:51:45] Faut reconnaître qu'en matière
[00:51:46] d'innovation là, si vraiment c'était ça
[00:51:48] le sujet, on pourrait rentrer en bourse
[00:51:50] à 1000 milliards comme comme Elon Musk.
[00:51:53] On est les Elon Musk de l'impôt en
[00:51:54] France. C'est remarquable. C'est vrai.
[00:51:57] Donc essayons d'être intelligent. Je
[00:51:59] vous présenter un concept, le retour sur
[00:52:02] denier.
[00:52:03] Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'à chaque
[00:52:05] fois qu'on fait une dépense publique,
[00:52:07] on regarde si le ministère qui a pris
[00:52:09] cette dépense pourrait facturer des
[00:52:11] gens, pas le public,
[00:52:13] des gens à l'extérieur. Est-ce que ce
[00:52:15] ministère serait pas capable de créer
[00:52:16] des services facturables à l'export ?
[00:52:20] Alors, c'est déjà le cas, ça, je vais
[00:52:21] pas vous surprendre.
[00:52:23] Le retour sur denier existe déjà. C'est
[00:52:25] juste qu'il existe par hasard. Un petit
[00:52:27] peu comme le salpêtre au Moyen-Âge qu'on
[00:52:29] allait gratter sur les murs, on allait
[00:52:31] le récolter, on savait pas le fabriquer.
[00:52:32] Le retour sur denier aujourd'hui, c'est
[00:52:34] la même chose. Il existe mais par
[00:52:36] hasard, on sait pas on sait pas le
[00:52:37] provoquer.
[00:52:40] Prenez les plus gros postes de dépense
[00:52:41] du budget de l'État français au-delà de
[00:52:44] la dette. Là, j'ai pas mis la dette.
[00:52:45] Bon, la dette, vous pouvez pas faire de
[00:52:46] retour sur denier dessus, hein. Vous
[00:52:47] allez payer ses intérêts tous les ans.
[00:52:49] On a dépassé les 50 milliards tous les
[00:52:50] ans. La défense, c'est 50 milliards.
[00:52:53] L'éducation nationale 64 milliards.
[00:52:55] L'enseignement supérieur et la recherche
[00:52:57] 31. La santé 274. Là, on commence à
[00:53:00] discuter. Solidarité, vieillesse,
[00:53:02] retraite et cetera, 574.
[00:53:06] C'est pour ça que vous avez tout un tas
[00:53:07] de gens chez Black Rock qui se disent
[00:53:08] "Bah tiens, dans tous les pays qui ont
[00:53:10] une retraite par répartition, on va
[00:53:12] faire un énorme forcing sur l'aide à
[00:53:14] mourir." Je vous rappelle qu'il a été
[00:53:16] dit "Ah mais il y a une demande, il y a
[00:53:17] une demande des Français pour l'aide à
[00:53:19] mourir. Il y a une demande dans la salle
[00:53:21] ou pas ?" Voilà. Merci. C'est important
[00:53:23] de faire ce genre de plébiscite de temps
[00:53:25] en temps parce que bon
[00:53:26] [applaudissements]
[00:53:34] et puisqu'on est aux demandes, moi je
[00:53:36] vais faire une demande aussi. Pourquoi
[00:53:38] l'aide à mourir et l'euthanasie, elle
[00:53:39] est pas demandée aux États-Unis par
[00:53:41] exemple ? Pourquoi les les pouvoirs
[00:53:42] publics américains ne la demandent pas ?
[00:53:43] Ben moi je vais vous le dire parce
[00:53:44] qu'ils ont une retraite par
[00:53:45] capitalisation et que si jamais vous
[00:53:47] avez un retraité qui meurt aux
[00:53:49] États-Unis, ces enfants héritent de sa
[00:53:50] retraite, ce qui est pas le cas en
[00:53:51] France. Donc si vous voulez faire un
[00:53:52] holdup sur les retraites et que vous
[00:53:54] êtes par exemple Black Rock, bah oui,
[00:53:56] l'aide à mourir c'est une super idée.
[00:53:57] Ouais. Du coup, vous allez faire le
[00:53:59] meilleur forcing là-dessus sans problème
[00:54:00] pour que d'ici 10 20 ans, ça soit
[00:54:02] complètement normal. Bon bah, on peut
[00:54:04] faire mieux que ça et c'est ce que je
[00:54:05] vais présenter dans cette dernière
[00:54:07] partie de la conférence. En fait, on a
[00:54:10] un budget à l'équilibre si on fait 7 %
[00:54:12] de retour sur denier sur les ministères
[00:54:14] que je vous ai indiqué. C'est-à-dire si
[00:54:16] sur chacun de ces ministères, le
[00:54:18] ministère arrive à facturer des clients,
[00:54:20] par exemple un pays en développement qui
[00:54:22] aimerait avoir les mêmes trains que nous
[00:54:24] ou les mêmes centrales nucléaires ou les
[00:54:26] mêmes hôpitaux ou en tout cas certaines
[00:54:27] compétences qu'on a à la pitié
[00:54:29] salpétrière par exemple salpétrière et
[00:54:31] bien si on arrivait à faire que nos
[00:54:33] ministères et pas tous juste ceuxl
[00:54:35] arriv à facturer 7 % de ce qu'on dépense
[00:54:38] chaque année donc à refacturer comme
[00:54:41] service je vais vous donner des exemples
[00:54:43] c'est terminé le budget français il est
[00:54:44] à l'équilibre
[00:54:45] Voilà, ça y est, c'est réglé. La courbe
[00:54:46] que vous avez vu là,
[00:54:49] elle est bonne. La courbe d'or est là,
[00:54:51] ça y est, c'est réglé. La dette est
[00:54:53] réglée, on a plus qu'à attendre. Voilà.
[00:54:56] Pour ça, il faut qu'on arrive à faire 7
[00:54:57] % de refacturation sur les ministères
[00:54:59] que je vous ai indiqué.
[00:55:03] Et ben, voyons quelques idées. J'aime
[00:55:06] bien ce symbole.
[00:55:08] Vous étiez au courant que il a existé
[00:55:10] quelque chose en logistique, le bonbon
[00:55:12] de guerre.
[00:55:14] War Candy, c'est une dénomination dans
[00:55:16] le Pentagone. Le War Candy, le bonbon de
[00:55:19] guerre. Les M&M sont des bonbons de
[00:55:21] guerre. Fond dans la bouche, pas dans la
[00:55:23] main. C'était une contrainte technique
[00:55:24] pour les GI américains. Il fallait qu'en
[00:55:26] Italie ou en Tunisie, ils aient du
[00:55:28] chocolat qui fondent pas. Or, Mars avait
[00:55:31] vu pendant la guerre d'Espagne des
[00:55:33] combattants mangaient des Smarties, du
[00:55:36] chocolat entouré de sucre. Du coup, ils
[00:55:37] font pas. Mars va faire un partenariat
[00:55:40] avec Hershe et va faire les M&Ms pendant
[00:55:43] la deuxième guerre mondiale qui vont
[00:55:44] être dans toutes les rations des GI
[00:55:46] américains. Le chocolat va se répandre,
[00:55:49] ça va devenir un aspect culturel. En
[00:55:51] Italie, ils vont essayer de faire du
[00:55:52] chocolat pas cher en le coupant à la
[00:55:53] noisette, laquelle noisette était
[00:55:54] présente par les complantations
[00:55:56] traditionnelles italiennes dans le dans
[00:55:57] le piémont. Cette noisette va rendre le
[00:55:59] chocolat tartinable. Ça va s'appeler
[00:56:01] chez monsieur Ferrero la soupel créma
[00:56:03] qui va rebaptiser Nutella. L'armée en
[00:56:06] général crée de la valeur sans s'en
[00:56:08] rendre compte. La Jeep, la Vespa, la
[00:56:10] Vespa c'est une c'est une moto de
[00:56:11] guerre. On l'a juste recarné he c'est
[00:56:13] tout. Vous avez plein de surplus de moto
[00:56:15] de guerre et vous avez le créateur de
[00:56:17] Vespa qui va la faire carenner par un
[00:56:19] grand designer et boum, ça devient une
[00:56:20] moto civile. Enfin, pas si civile que ça
[00:56:23] puisque pendant la crise de Suèse, on va
[00:56:24] en parachuter avec des bazookaas dessus.
[00:56:26] Mais en tout cas, l'armée crée des trucs
[00:56:29] qui ont de l'idéité et de l'échéité et
[00:56:33] qui vont se répandre partout. Les M&M
[00:56:35] sont un exemple, c'est un produit
[00:56:37] parfait, il se répand partout.
[00:56:41] Mais le bonbon de guerre, c'est pas
[00:56:42] nouveau. Les Turcs avaient le Alva, le
[00:56:44] Alva était réservé aux soldats. En temps
[00:56:46] de guerre, c'est le soldat qui avait le
[00:56:47] Alva d'abord parce que beaucoup de
[00:56:49] calories, beaucoup de réconfort, c'est
[00:56:50] parfait pour un soldat. Donc cette
[00:56:52] notion, elle est pas nouvelle. Vous avez
[00:56:54] de grandes entreprises qui se sont
[00:56:55] formées comme ça dans l'histoire
[00:56:56] européenne. Beretta typiquement hein qui
[00:56:58] est plus vieille que Léonard de Vincy et
[00:57:00] aussi l'entreprise de Saint-Balurc dont
[00:57:02] j'ai oublié le nom mais il y aura
[00:57:03] peut-être un batteur qui la connaîtra
[00:57:05] dans la salle et
[00:57:07] Ziljan merci beaucoup et en effet ce
[00:57:09] sont les meilleurs symbales du monde on
[00:57:10] est d'accord plus ou moins. Bon ça a 600
[00:57:13] ans et c'était une entreprise qui
[00:57:15] faisait des symbales de guerre pour les
[00:57:16] Ottomans et aujourd'hui Phil Collins les
[00:57:18] utilise.
[00:57:21] La guerre, elle amène de l'innovation.
[00:57:22] Par exemple, les conserves. Napoléon, ça
[00:57:25] c'est le traité de monsieur Aper et
[00:57:27] c'était un concours organisé par
[00:57:28] Napoléon pour conserver les aliments. Et
[00:57:31] ça envahi le monde. Idéité, le produit
[00:57:35] parfait qui se conserve bien. Au début,
[00:57:37] on met aussi de l'étéité, de la culture
[00:57:39] dans les conserves et rapidement, vous
[00:57:40] avez cette tension exactement comme avec
[00:57:41] du champ parce que quand un produit a
[00:57:43] trop d'idéité, on a envie de le
[00:57:45] repersonnaliser comme le colt 1911,
[00:57:47] comme les obus que je vous ai montré,
[00:57:49] les douilles d'OBU. Donc le pop art
[00:57:51] revient là-dessus, dit "Regardez, on on
[00:57:52] est en train de refaire de l'idéité
[00:57:54] parfaite." Donc Andy Warol revient
[00:57:56] exactement comme du champ en disant "Et
[00:57:57] si je mettais de l'étéité là-dedans ?"
[00:58:00] Mais la guerre sait construire. J'avais
[00:58:03] appelé ça dans mes travaux le complexe
[00:58:04] pacifico-industriel en référence à eener
[00:58:06] qui avait appelé le complexe
[00:58:08] militaro-industriel.
[00:58:10] Vaan a créé Neuf Brisac, c'est son
[00:58:12] chef-dœuvre et Vaan, c'est un ingénieur
[00:58:14] militaire de Louis XIV. L'armée sait
[00:58:17] rendre des services civils. Elle est
[00:58:20] très bonne là-dedans. C'est juste qu'on
[00:58:21] le lui demande pas mais elle est très
[00:58:23] très bonne.
[00:58:26] Par exemple, regardez ça, c'est l'ommega
[00:58:28] se master de No Time to Die. Elle s'est
[00:58:30] très bien vendue. James Bond. James
[00:58:32] Bond, c'est entre la Rolex et Oméga. Il
[00:58:33] y a eu à 1000 tonnes toutes les montes
[00:58:34] de James Bond. Mais c'est ce cette
[00:58:36] compétition. L'une appartenant bien sûr
[00:58:38] à Rolex et puis l'autre appartenant je
[00:58:41] crois à Swatch. Et là, vous voyez ce
[00:58:43] petit symbole qui existe depuis le
[00:58:45] Moyen-Âge, depuis avant la guerre de 100
[00:58:47] ans, qui signifie payé par le roi.
[00:58:50] On appelle ça la broadrow head, donc la
[00:58:52] pointe de flèche large. Et c'est un
[00:58:55] symbole qui appartient à la couronne
[00:58:57] d'Angleterre et qui signifie cet objet a
[00:58:59] été payé par la couronne. Donc c'est une
[00:59:01] dotation.
[00:59:03] Le groupe Swatch a obtenu le droit de la
[00:59:05] mettre sur la montre oméga.
[00:59:08] Ce droit est payé à la couronne, à
[00:59:09] l'armée britannique.
[00:59:11] C'est un exemple de retour sur denier.
[00:59:14] Le prestige de votre armée vous permet
[00:59:17] de facturer un groupe étranger, en
[00:59:19] l'occurrence le groupe Swatch.
[00:59:22] Mais cette pointe existait avant sur les
[00:59:25] montres oméga pendant la guerre. Ça
[00:59:26] c'est une vraie montre qui a été donnée
[00:59:28] dans les tranchées qui était en dotation
[00:59:29] aux officiers britanniques dans les
[00:59:31] tranchées. La chronométrie étant très
[00:59:32] importante dans les opérations de la
[00:59:34] Première Guerre mondiale. Et ben
[00:59:36] regardez en en terme de mode, on sait
[00:59:37] tout ce que l'armée a développé. Les
[00:59:39] Rbanes, elles avaient cette forme au
[00:59:41] départ. Ça, ce sont les premières Rbanes
[00:59:43] parce que les pilotes étaient éblouing
[00:59:45] et devaient voir, devaient pouvoir
[00:59:46] regarder en bas. C'est pour ça que les
[00:59:47] lunettes d'aviateur ont cette forme
[00:59:49] parce que les pilotes devaient pouvoir
[00:59:50] regarder les cadrants, les instruments.
[00:59:53] Bon bah, Reban aujourd'hui, Luxica et
[00:59:55] cetera, ça vaut des milliards.
[00:59:58] Le bombardier B2, cette veste.
[01:00:00] Accessoires de mode, indispensable,
[01:00:02] Scott en vent des fortunes tous les ans
[01:00:04] et pas que.
[01:00:07] Le trench coat qu'on ne présente plus,
[01:00:09] la cravate. Ah, la cravate, ça vient du
[01:00:12] régiment royal des cravates. C'est comme
[01:00:13] ça qu'on disait croate sous Louis XIV.
[01:00:16] les cavaliers cravates qui avaient cet
[01:00:18] accessoire de mode et qui a donné le mot
[01:00:20] cravate. Une industrie à plusieurs
[01:00:22] milliards aujourd'hui. Rien qu'en mode,
[01:00:24] voici tout un état des lieux. Le
[01:00:25] t-shirt, le vêtement le plus vendu au
[01:00:27] monde, le kaki, les chinaux, les
[01:00:29] cargots, le peacoat, hein, comme un
[01:00:31] comme un un
[01:00:34] manteau de marine mais plus court. On
[01:00:37] appelle ça un caban en français. Voilà
[01:00:38] le picot, c'est le caban en français du
[01:00:40] capitaine Adoc. le Duffle Coat, le
[01:00:42] Manti, le cardigan, le fameux M65 de
[01:00:45] Rambo qui est vraiment là pour le coup
[01:00:46] le truc le plus platonique que vous
[01:00:48] puissiez avoir, la fil Jackette qui a
[01:00:50] envahi le monde entier et puis la simple
[01:00:52] notion de camouflage aujourd'hui que les
[01:00:54] gangstar rappeurs mettent pour se faire
[01:00:55] voir toujours le paradoxe et cheit idit
[01:00:58] le camouflage est là pour vous rendre
[01:01:00] invisible et vous êtes un gangstar
[01:01:01] rapper à New York, vous vous habillez en
[01:01:03] camouflage pour être le plus visible
[01:01:04] possible. Bien sûr le couteau suisse
[01:01:06] aussi avec Victor Inox. Mais bon alors
[01:01:09] ça c'est déjà des milliards, hein, on
[01:01:11] rigole, c'est de la mode et cetera mais
[01:01:12] c'est quand même de l'argent là. les 7 %
[01:01:14] de refacturation sur l'armée française,
[01:01:16] vous les faites rien qu'avec la mode et
[01:01:17] la haute couture sans aucun problème.
[01:01:19] Mais bon, l'armée, on rigole pas, elle a
[01:01:22] inventé des civilisations, des
[01:01:24] industries. Le GPS, le GPS c'est
[01:01:27] l'armée. Arpanet, Internet, là, c'est
[01:01:30] une civilisation, c'est des milliers de
[01:01:31] milliards.
[01:01:33] Voilà tout un tas d'autres choses qui
[01:01:34] ont été inventées, d'industries entières
[01:01:36] qui ont été inventées par l'armée et qui
[01:01:37] peuvent basculer dans le civil. On peut
[01:01:39] en faire une politique nationale. On
[01:01:40] peut montrer notre intelligence et notre
[01:01:42] sagesse à notre capacité à obtenir ses
[01:01:45] retours sur denier à partir de nos
[01:01:46] grands ministères régaliens. La santé et
[01:01:50] ben on a le leader mondial des venins en
[01:01:51] France. La vente des venins pour la
[01:01:54] santé c'est un français l'Axan
[01:01:57] qui est basé dans la région Auvergne
[01:02:00] Ronalpe. J'ai parlé dans une autre
[01:02:01] conférence ici même du tourisme médical.
[01:02:04] Les hôpitaux français sont très
[01:02:05] compétitifs. Un américain pourrait venir
[01:02:07] se faire soigner plus cher, mais quand
[01:02:08] même beaucoup moins cher qu'aux
[01:02:10] États-Unis où là les prix sont
[01:02:11] absolument obsè et on pourrait faire
[01:02:14] absolument une promotion agressive aux
[01:02:16] États-Unis auprès des assurances
[01:02:18] américaines en disant "Venez vous faire
[01:02:19] soigner en France, ça coûtera plus cher,
[01:02:21] ça nous rapportera de l'argent, vous
[01:02:23] aurez un secteur de la santé qui va
[01:02:24] refacturer".
[01:02:26] L'éducation, mais il suffit de suivre le
[01:02:27] modèle de Florence. À Florence, dans les
[01:02:29] botégués de la Renaissance, les jeunes
[01:02:31] élèves rendaient des services au
[01:02:33] maîtres. Léonard de Vincy à 16 ans.
[01:02:35] Alors évidemment c'est Léonard, vous me
[01:02:36] direz mais toute la botégate de Verokyo,
[01:02:39] on s'attendait à ce qu'elle fiss niveau
[01:02:41] d'innovation. C'était obligatoire pour y
[01:02:43] rentrer. Donc c'était pas que Léonard
[01:02:45] mais Léonard va régler un problème
[01:02:46] précis à Florence à 16 ans qui va être
[01:02:48] le fait de monter cette orbe qui pesait
[01:02:51] 2 tonnes au sommet du dôme de Florence.
[01:02:53] Vous voyez la taille de l'orbe ? et il
[01:02:55] va inventer pour ça des machines. Et
[01:02:58] bien, on peut faire un inventaire des
[01:02:59] problèmes nationaux et demander à notre
[01:03:02] éducation qui inclut le national et le
[01:03:04] supérieur, enfin l'enseignement euh
[01:03:07] standard et le supérieur et le greffer
[01:03:09] aux grands problèmes nationaux, les
[01:03:12] déchets, l'ingénierie, l'optimisation de
[01:03:15] des data center et cetera et faire en
[01:03:17] sorte que l'éducation se rapproche de
[01:03:18] plus en plus des grands problèmes
[01:03:20] nationaux. que chaque enfant, que chaque
[01:03:21] jeune quand il rentre dans notre système
[01:03:23] éducatif soit immédiatement confronté à
[01:03:26] des grands problèmes nationaux et ces
[01:03:28] maîtres ont 10 ans pour faire en sorte
[01:03:30] que certains d'entre eux aient une
[01:03:33] contribution à ces grands problèmes
[01:03:34] nationaux. On demande du 7 % pendant 20
[01:03:37] ans, pas 7 % par an, on donne 20 ans à
[01:03:40] l'élève parce que 20 ans c'est du CP
[01:03:44] jusqu'à de la maternelle si vous voulez
[01:03:47] jusqu'à l'éducation supérieure. Vous
[01:03:50] avez aussi aux États-Unis un modèle qui
[01:03:51] marche très bien, le modèle du sport
[01:03:53] universitaire tout simplement. Les
[01:03:54] équipes de sport des grandes universités
[01:03:56] américaines sont des machines à cash.
[01:03:59] Rien n'empêche la France de faire des
[01:04:00] olympiades de toutes ces universités qui
[01:04:02] sont filmées, retransmises et qui
[01:04:04] rapportent aussi des droits de
[01:04:06] retransmission ou des droits sur
[01:04:08] internet. Ici, vous voyez quelqu'un pour
[01:04:09] qui j'ai énormément d'admiration,
[01:04:11] Jean-Charles Skarbovski, grand champion
[01:04:13] de boxe thaïlandaise. Il a été classé
[01:04:15] pendant plusieurs années au stade du roi
[01:04:18] en Thaïlande. C'est une légende absolue
[01:04:20] du domaine. Il est français, il enseigne
[01:04:21] en France.
[01:04:22] Moi, c'est clair que si j'étais au
[01:04:24] ministère de l'enseignement supérieur,
[01:04:25] recherche mais aussi éducation
[01:04:26] nationale, je ferais immédiatement une
[01:04:28] commission pour lui demander comment on
[01:04:30] fait des équipes de savat de box dans
[01:04:34] toutes les universités françaises et des
[01:04:35] olympiades. Mais on fait ça aussi avec
[01:04:37] l'équitation, avec tout ce qui relève de
[01:04:38] la culture française et on a les droits
[01:04:40] de retransmission là-dessus. Je pense
[01:04:42] qu'on peut grapiller 1 % ou de
[01:04:44] [applaudissements]
[01:04:50] dans l'idée de mettre un maximum de
[01:04:51] disness dans ce qui sort de la terre.
[01:04:53] Pour moi, Alain Passard est un grand
[01:04:54] maître. J'aime énormément ce que fait
[01:04:56] Alain Passard parce que lui son rêve
[01:04:58] c'est que tout ce qui sort de la terre
[01:05:00] en France est quelque part sa version
[01:05:01] grand crue, que quelque part on ait un
[01:05:03] inventaire, la tomate, le topin en
[01:05:05] bourg, le feunou, ce que vous voulez.
[01:05:06] qu'on fasse pas ça seulement pour les
[01:05:07] vignes que ce qu'on a fait pour la
[01:05:08] Bourgogne, il y ait quelque part une
[01:05:10] version grand crue de ça. Vous aviez
[01:05:12] plus de 1000 variétés de pommes dans les
[01:05:14] foires médiévales de Louis X. Quand
[01:05:16] Louis X réinstaure les foires après la
[01:05:18] guerre de sentence qui va être un des
[01:05:19] grands moteurs de la prospérité
[01:05:20] française, vous avez plus de 1000
[01:05:22] variétés de pommes dont certaines pommes
[01:05:23] qui avaient un goût de réglisse qu'on
[01:05:25] trouve encore au Kazakhstan qui est le
[01:05:26] vrai berceau de la pomme historiquement.
[01:05:28] La carotte vient d'Afghanistan, le vin
[01:05:30] enfin le le raisin de Geéorgie et cetera
[01:05:32] et cetera. Et ben à la Passard, tout ce
[01:05:35] qui sort de la terre, il lui met le
[01:05:36] maximum de disness au niveau vraiment
[01:05:39] d'un Bourgogne. C'est un timbré. Voilà,
[01:05:41] il il est fou. Quand vous voyez ce qu'il
[01:05:43] fait, et ben moi pareil, je le mettrai
[01:05:45] direct consultant au ministère de
[01:05:47] l'agriculture là tout de suite pour
[01:05:48] qu'on ait une idée de OK, c'est quoi le
[01:05:50] produit selon les normes nationales qui
[01:05:53] a le maximum de business ? Tout ce qui
[01:05:55] sort de la terre doit avoir un exemple
[01:05:57] de cela. Je dis pas évidemment qu'il
[01:05:58] faut que toutes les tomates produisent
[01:05:59] en France produisent en France ai cette
[01:06:01] nature évidemment que non.
[01:06:03] Mais le sommum de l'équivalent Romancton
[01:06:06] doit exister et l'État français doit le
[01:06:08] reconnaître. La tomate de couture, c'est
[01:06:10] ce que fait Passard. Il les cultive dans
[01:06:12] ses propres potagers. Il les vend avec
[01:06:14] évidemment des marges insane à à l'ARPG.
[01:06:18] Il vient de fêter ses 70 ans cette
[01:06:20] année.
[01:06:21] Et bien, je voudrais terminer sur la
[01:06:23] notion puisqu'on a parlé de solidarité,
[01:06:25] vieillesse qui est le plus gros poste de
[01:06:27] dépenses et je vous ai dit raison pour
[01:06:29] laquelle on nous fait une promotion
[01:06:31] obsène de l'aide à mourir.
[01:06:35] Et bien au Japon où on ne fait pas de
[01:06:37] promotion obsène de l'aide à mourir,
[01:06:40] vous avez la notion du takumi.
[01:06:42] C'est le vieux maître.
[01:06:44] C'est Toyota qui l'a promu. C'est pas
[01:06:46] les sabres, pas les kimono, pas les
[01:06:48] poteries. Toyota chez Lexus.
[01:06:51] Donc Lexus, la marque de luxe pour
[01:06:53] l'exportation de Toyota. Lexus, le nom
[01:06:56] est très simple. Il indique la fonction
[01:06:58] Lux US. Lexus, ils ont mélangé le mot
[01:07:02] luxe et le mot US parce que le but était
[01:07:04] de vendre des voitures de luxe aux
[01:07:05] États-Unis et ça a très bien marché. Et
[01:07:08] pour faire les Lexus, ils ont les
[01:07:09] Takumis
[01:07:11] qui vous voyez qui qui analysent la la
[01:07:13] le véhicule au stéthoscope
[01:07:15] qui vont passer leurs doigts sur la
[01:07:17] surpicqure. Quand il rentrent,
[01:07:19] tout le monde se lève, on s'incline.
[01:07:22] Quand il rentre dans une usine les
[01:07:23] Takumi, tout le monde se lève, on
[01:07:25] s'incline.
[01:07:27] Bah en France, il nous faut un
[01:07:28] inventaire nationaux de not Takumi.
[01:07:31] Mais évidemment, là vous en avez un
[01:07:34] pour moi. Vous en avez un. Lui, je le
[01:07:35] colle général
[01:07:37] et je lui dis quand il rentre dans une
[01:07:38] pièce, on on s'incline et il doit il
[01:07:41] doit nous apprendre des choses, il doit
[01:07:43] exporter des choses. Oui, lui vous
[01:07:44] l'envoyez au nom de l'État français à
[01:07:45] Las Vegas, mais les chefs américains
[01:07:47] vont se l'arracher et vous refacturez
[01:07:50] avec ça.
[01:07:52] Le savoir-faire d'un vieux sage, ça vaut
[01:07:54] énormément d'argent.
[01:07:55] On est tous d'accord de base he que ça
[01:07:57] vaut de l'argent. Le seul truc, c'est
[01:07:58] qu'on le met pas dans nos comptes
[01:08:00] [applaudissements]
[01:08:04] [applaudissements]
[01:08:06] parce que comme disait Taleran, si ça va
[01:08:08] s'en dire, ça ira mieux en le disant.
[01:08:11] Alors, il faut que ça se voit dans les
[01:08:12] comptes. C'est ça l'innovation
[01:08:12] financière. Quand je vous ai dit "Mais
[01:08:15] regardez le château d'eau là,
[01:08:18] bah il va s'en dire que sa beauté a de
[01:08:20] la valeur." Oui, mais pourquoi on l'a
[01:08:21] pas écrit dans les livres de compte ? Il
[01:08:22] a fallu attendre le 20e siècle, la fin
[01:08:23] du 20e siècle pour que des gens le
[01:08:26] mesurent. Il disent "Ah oui, ah faut
[01:08:27] reconnaître. Ah oui oui, on voit les
[01:08:28] prix immobiliers. Puis même si on
[01:08:30] regarde les vente dans les années 40 et
[01:08:31] 50, on voit déjà que les bâtiments
[01:08:33] autour de château d'eau se vendaient
[01:08:34] plus cher. Et ben, mettez-le dans les
[01:08:37] livres de compte comme ça les banquiers
[01:08:38] ils vont prêter, comme ça on aura des
[01:08:39] précédents, comme ça on pourra financer
[01:08:41] ce projet parce que ce sera écrit.
[01:08:44] Donc les Takumi,
[01:08:46] on peut les financer si on en a un
[01:08:47] inventaire. Tout ce qu'il vous faut,
[01:08:49] c'est que vous ayez un retraité sur 100.
[01:08:52] qui soit dans l'inventaire national des
[01:08:53] Takumis avec plusieurs grades. Le Takumi
[01:08:56] régional, il est en ligue
[01:08:58] départementale, ligue régionale, ligue
[01:09:00] nationale. Vous savez, les Japonais ont
[01:09:01] la notion de trésor national vivant.
[01:09:03] Alors eux, ils voyagent gratuitement en
[01:09:05] première classe sur Japan Airline. Tout
[01:09:06] se passe bien et ils sont invités dans
[01:09:08] le monde entier pour donner des
[01:09:09] conférences sur leur sur leur
[01:09:11] savoir-faire facturer.
[01:09:15] Le jour où on aura un takoui des
[01:09:16] éboueurs, je pense que la France aura
[01:09:18] atteint un très haut niveau de
[01:09:19] civilisation.
[01:09:21] [applaudissements]
[01:09:26] Et et figurez-vous que à Tokyo qu'on
[01:09:28] appelait Edo, la capitale japonaise, la
[01:09:30] période d'Edos, ben il y avait presque
[01:09:32] ça. On les appelait pas encore Takumi
[01:09:34] mais il y avait des maîtres dans la
[01:09:36] collecte des déchets humains pour aller
[01:09:37] irriguer les champs et on avait un très
[01:09:40] grand respect pour eux. Donc un taki, on
[01:09:42] doit pouvoir le mettre sur la question
[01:09:44] de la reconversion des prisonniers de
[01:09:45] droits commun par exemple. On doit avoir
[01:09:47] un état qui est capable d'inspirer les
[01:09:49] gens au niveau de dire à un maton quand
[01:09:50] tu rentres dans une prison, il existe un
[01:09:52] sommum de ton art qui a été représenté
[01:09:54] par tel AB ou tel patron d'ONG, ou j'en
[01:09:57] sais pas patron d'ONG mais ou tel
[01:09:59] bénévole que sais-je, qui a qui a
[01:10:01] vraiment montré ce qui était le somum de
[01:10:03] ce qu'on sait faire dans ce métier quel
[01:10:05] qu'il soit, même le plus ingrat, même le
[01:10:07] plus difficile. C'est pour ça vraiment
[01:10:08] que je pense que quand la France aura
[01:10:10] atteint un niveau intellectuel et
[01:10:12] culturel où elle sera capable d'avoir
[01:10:14] l'équivalent du Takumi pour les
[01:10:15] éboueurs, là on pourra se situer à un
[01:10:18] haut niveau de civilisation.
[01:10:20] Sinon d'autres Takumis bien sûr vous
[01:10:22] avez à Ayaomi Azaki qui maximise sa
[01:10:24] valeur dans un troisème âge avancé. Bien
[01:10:27] sûr aussi Clintastwood. Alors, Clintood,
[01:10:29] c'est un grand maître dans le sens où ça
[01:10:32] on le voit pas sous le capot, mais tous
[01:10:34] ces tournages bouclent avant la date
[01:10:37] toujours. Clintast, il a un truc, c'est
[01:10:40] si vous êtes un assureur, vous l'adorez
[01:10:41] ce mec hein. Sa valeur bancaire, elle
[01:10:43] est exceptionnelle. Tous ces films
[01:10:45] depuis 30 ans se bouclent avant leur
[01:10:48] date prévue. Et rien que ça, il pourrait
[01:10:51] former des gens à le faire. Hollywood
[01:10:53] est trop arrogante pour lui demander.
[01:10:54] Mais je peux vous assurer qu'il y a une
[01:10:56] valeur financière immédiate hein. Si
[01:10:57] vous êtes Alliance ou AXA ou n'importe
[01:10:59] quelle assurance, assurer les tournages
[01:11:01] de Clintiswood, c'est du plaisir parce
[01:11:04] qu'il rend toujours ces films en avance.
[01:11:07] Henry Salvador, j'ai eu la chance
[01:11:08] d'aller à son dernier concert qu'il a
[01:11:10] donné à 90 ans au Palais des Congrès. En
[01:11:13] 2007, j'y étais avec ma maman qui
[01:11:15] m'avait offert l'étiquet. Et c'est un
[01:11:17] exemple de Takumi pour les Brésiliens
[01:11:19] puisque il est reconnu comme trésor par
[01:11:21] les Brésiliens, comme co-inventeur de la
[01:11:22] Bossanova par Gilberto Gill qui a été
[01:11:24] ministre.
[01:11:26] Et oui,
[01:11:28] allez, je termine. Promis, je suis en
[01:11:30] retard.
[01:11:31] Le problème de la vieillesse et le
[01:11:33] problème de l'immigration vont ensemble.
[01:11:35] On ne l'immigration est un choix, elle
[01:11:37] devrait l'être, elle peut pas l'être
[01:11:38] avec l'Union européenne. Mais
[01:11:39] normalement l'immigration quand un pays
[01:11:41] est souverain, elle est délibérée. C'est
[01:11:42] une stratégie. Il va de soi qu'une
[01:11:44] immigration sans stratégie, c'est un
[01:11:46] crime contre une nation. Mais
[01:11:48] normalement l'immigration c'est une
[01:11:49] stratégie. J'ai parlé de Léonard de
[01:11:50] Vincy. Encore aujourd'hui. Vous avez là
[01:11:53] deux exemples de bah de Takumi immigré.
[01:11:56] Alors pas encore Takumi pour Yazid
[01:11:58] Hemraen que vous voyez ici parce qu'il
[01:12:00] est encore trop jeune mais bon Charles
[01:12:02] Aznavour de son vrai nom Shaanour
[01:12:03] Aznavourian. Shahanour qui veut dire le
[01:12:06] prince de lumière. Et bien là pour les
[01:12:08] 90 ans de Charlaznavour, Yazid Chemraen,
[01:12:12] immense ouvrier français, imbibé de
[01:12:15] culture française, élevé par une famille
[01:12:17] française puisque Orphelin
[01:12:19] a fait la pièce montée de Charla Navour.
[01:12:21] J'adore cette image. Il y a eu un très
[01:12:22] bon film sur la vie de Yazid Ichemra qui
[01:12:24] est à la belle étoile sur toute
[01:12:27] l'histoire, les difficultés de sa vie
[01:12:28] pour devenir chef étoilé. Karim Bourgie,
[01:12:30] regardez sur Instagram ce qu'il fait
[01:12:32] Karim Bourgi. Remarquable la culturation
[01:12:34] de la grande pâtisserie française avec
[01:12:37] euh un l'exemple d'un Takumi immigré.
[01:12:40] L'immigration se règle de la même façon
[01:12:43] si vous voulez que la question de la
[01:12:44] vieillesse de ce point de vue-là. Il
[01:12:45] faut d'abord fixer quels sont les
[01:12:47] exemples à suivre et que tout le monde
[01:12:48] les connaisse. Ce qui est pas le cas. Ce
[01:12:50] qui est vraiment pas le cas. Et bien sûr
[01:12:52] la vieillesse n'est pas une stratégie
[01:12:54] délibérée, c'est un fait de la vie.
[01:12:56] Alors que l'immigration doit être
[01:12:57] délibérée et doit refléter une
[01:12:58] stratégie, ce qui est pas le cas à
[01:13:00] l'heure actuelle. J'aime bien le cas
[01:13:02] aussi de Vernil et de Belmondau.
[01:13:04] Verneœil donc immigré arménien et euh
[01:13:07] Belmondo fils d'immigrés italien né en
[01:13:10] Algérie. Paul Belmondo devenu grand
[01:13:12] sculpteur mais Paul Belmondo a été
[01:13:14] naturalisé.
[01:13:16] Voilà donc les pistes que je voulais
[01:13:18] vous donner en terme d'espoir
[01:13:20] avec un sujet qui est pourtant très
[01:13:21] terraataire qui est comment on se sort
[01:13:23] de cette dette ? comment ce sort de ces
[01:13:24] 3 3500 milliards de dettes qui sont
[01:13:29] qui sont un esclavage, qui sont des
[01:13:31] chaînes sur l'identité, sur les enfants
[01:13:33] de France.
[01:13:35] Et bien les bonnes nouvelles que j'ai
[01:13:36] voulu vous montrer, c'est que vous voyez
[01:13:38] la crise actuelle c'est rien par rapport
[01:13:40] à ce dont la France s'est relevée plus
[01:13:41] forte avec de nouvelles solutions, avec
[01:13:44] une nouvelle identité parfois l'état
[01:13:46] moderne qui apparaît justement après la
[01:13:47] guerre de 100 ans. Comment au final,
[01:13:51] comme je vous l'ai montré dans ce
[01:13:52] diagramme là,
[01:13:54] dans l'indice 5D, on est limite dans une
[01:13:56] crise de bas étage.
[01:13:59] Comment il suffirait qu'on fasse 5 % de
[01:14:01] croissance qu'on a fait dans des
[01:14:01] circonstances bien pire pendant à peine
[01:14:04] 10 ans et qu'on invente
[01:14:08] une méthode de retour sur investissement
[01:14:09] de l'argent public dans laquelle les
[01:14:12] ministères qui reçoivent de l'argent
[01:14:14] fournissent des services exportables ou
[01:14:15] des services facturables à des sociétés
[01:14:17] privées qui vont y trouver un bénéfice
[01:14:20] parce que ces services ont une vraie
[01:14:21] valeur exactement comme quand vos banan
[01:14:23] fait neuf brisac
[01:14:25] et bien comment avec tout ça plus un
[01:14:27] détour vers au fond l'esprit français
[01:14:29] des cartes l'intellect de le adorait le
[01:14:32] concept desités grand philosophe
[01:14:34] français un détour vers notre identité
[01:14:36] qui est l'esprit
[01:14:38] on peut trouver une solution la
[01:14:41] Marseillaise dit aux armes citoyennes
[01:14:43] parce qu'elle est le champ de la levée
[01:14:45] en masse. On a tous les royaumes
[01:14:47] d'Europe qui se sont fédérés contre nous
[01:14:50] et donc il faut une solution dramatique
[01:14:52] qui est la levée en masse. Alors la
[01:14:54] Marseillaise c'est ça c'est aux armes
[01:14:55] citoyens. Et bien aujourd'hui, on est
[01:14:57] assiégé par cette dette. C'est pas une
[01:15:00] levée en masse des fusils et du sang
[01:15:03] dans les sillons qu'il faut. Il faut
[01:15:05] abreuver les sillons français de
[01:15:07] sagesse. Et c'est pour ça que mon
[01:15:09] dernier mot et je vous remercie est au
[01:15:12] sage citoyens. [applaudissements]
[01:15:23] [applaudissements]
[01:15:30] [applaudissements]
[01:15:36] [applaudissements]
[01:15:50] [applaudissements]
[01:15:56] [applaudissements]
[01:16:03] [applaudissements]
[01:16:08] [applaudissements]

Méthode et provenance

La vidéo étudiée est YouTube ID yh6xJttEu0o, durée observée 01:16:26. La piste française a été récupérée directement depuis les métadonnées YouTube puis depuis youtube.com/api/timedtext, au format json3. Les segments horodatés ont ensuite été convertis en texte pour lecture et analyse.

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